Congrès  La FC2A se met à l'heure des EGalim

Agrodistribution | Publié le lundi 27 novembre 2017 - 17h13

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Vendredi 24 novembre, le commerce agricole a tenu son congrès annuel devant 400 participants, en rythmant son programme autour des Etats généraux de l'alimentation et la création de valeurs.

Deux tables rondes ont ponctué le congrès de la FC2A, le 24 novembre à Paris, dont une réunissant des représentants du commerce agricole, de Demeter, du Synacomex, de Soufflet et du ministère de l'Agriculture. © H. LAURANDEL

Deux tables rondes ont ponctué le congrès de la FC2A, le 24 novembre à Paris, dont une réunissant des représentants du commerce agricole, de Demeter, du Synacomex, de Soufflet et du ministère de l'Agriculture. © H. LAURANDEL

« Le commerce agricole au service de la création de valeurs. » Ce fil rouge a guidé le congrès du commerce agricole et agroalimentaire réuni au sein de la FC2A, dont la FNA pour le négoce agricole. En plein contexte des Etats généraux de l'alimentation (EGalim), le commerce agricole a choisi de parler, le 24 novembre, de filières et de solutions d'accompagnement des exploitations agricoles afin d'apporter sa pierre à l'édifice de la création de valeur ajoutée. Tout en regrettant par la voix de son président Frédéric Carré, lors de son discours de clôture, « de ne pas avoir été suffisamment consulté lors des EGalim ».

Lors de ce congrès, un premier bilan des EGalim a été effectué par Nicole Ouvrard, directrice des publications de l'agence de presse, Agra. La signature, le 14 novembre dernier, de la charte d'engagement par dix-huit organisations dont la grande distribution, y compris Leclerc, a été rappelée.

Un second chantier houleux

Le second chantier est en cours, à deux tiers de son déroulement à ce jour, avec de fortes tensions dans certains ateliers. C'est le cas de l'atelier 11 sur la transition écologique de l'agriculture au sein duquel se tient notamment le débat sur la séparation du conseil et de la vente. Et aussi de l'atelier 8 sur la sécurité sanitaire autour des perturbateurs endocriniens et des nanomolécules. Quoi qu'il en soit, le premier semestre 2018 devrait être riche en textes législatifs, probablement via une loi et des ordonnances.

De son côté, Henri Brichart de la FNSEA a apporté son regard sur les EGalim : « il ne peut y avoir une montée en gamme, selon la demande du président de la République, pour toutes les productions. Une catégorie de consommateurs a besoin d'une alimentation à bas coûts ». Tout comme Bruno Hot de la SNFS (fabricants de sucre) qui estime nécessaire dans la formation du prix de « tenir compte non seulement des coûts de production, mais aussi du marché et des cours ».

L'absence de l'international

Deux tables rondes ont bouclé la matinée avant l'allocution de Frédéric Carré. L'une sur le négoce agricole au service de la compétitivité des filières et la fluidité des échanges, à travers l'exemple du blé. Et la seconde sur l'accompagnement des exploitations agricoles dans leur performance environnementale.

Il a été notamment pointé du doigt une des failles du discours d'Emmanuel Macron et des EGalim : le manque d'ouverture à l'international. « Il est regrettable que les clients internationaux n'aient pas été invités à s'exprimer lors des ateliers. Et dans son discours, le président parle surtout du marché intérieur », remarque Christophe Malvezin, directeur des relations extérieures du groupe Soufflet.

Un plaidoyer sur les CEPP

Quant à la transition écologique abordée dans la seconde table ronde, elle a amené un plaidoyer en faveur des CEPP de la part de Christian Huyghe de l'Inra. « Les CEPP ont plusieurs avantages : ils poussent à mettre en avant les actions, encouragent les innovations pour mieux gérer les facteurs limitants que sont le climat par exemple, et permettent de faire reconnaître des services pour les paiements environnementaux. »

Hélène Laurandel

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