Gouvernance Tereos n’envisage pas de changer de directeur

Agrodistribution | Publié le mercredi 06 février 2019 - 16h37

« Face à de nouvelles accusations extrêmement graves portées sur la gestion de la coopérative », le conseil de surveillance de Tereos a convoqué la presse le 6 février dans son nouveau centre opérationnel pour l’Europe à Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne).

Le conseil de surveillance fait bloc derrière le président François Leroux (à dr.). © R. FOURREAUX

Le conseil de surveillance fait bloc derrière le président François Leroux (à dr.). © R. FOURREAUX

Alors que François Leroux vient de rédiger le 2 février, en réaction aux derniers communiqués des nouveaux élus, un courrier envoyé aux 12 000 coopérateurs et intitulé « Trop c’est trop », le conseil de surveillance de Tereos a fait une mise au point devant la presse, à propos des accusations portées par les frondeurs représentés par l’Association de défense des coopérateurs de Tereos (ADCT).

Notamment à celle reprochant au conseil de surveillance d’être à la botte du directoire. Rodolphe Couturier, président de la commission agronomique, a répondu : « Je ne pense pas que ce soit le cas. L’opérationnel est géré par le directoire, et le conseil de surveillance est là pour gérer la stratégie et prendre des grandes décisions dans l’intérêt général. »

« La dette est maîtrisée et gérée »

Interrogé par nos soins s’il était d’ailleurs envisagé de se séparer du directeur actuel (Alexis Duval) pour relancer la dynamique comme cela est suggéré par les dissidents, le président François Leroux a répondu par la négative. Et d’ajouter : « Il n’y a pas qu’un homme, un comité de direction ou un comité exécutif. C’est tout le monde qui fait fonctionner Tereos, ce sont des équipes qui travaillent ensemble. » « Qu’est-ce que ça changerait de modifier la direction ? », a balayé Aurélie Bourgoin, membre du conseil de surveillance.

Concernant la dette de 2,3 Mds€ (dont 1 Md de besoins en fonds de roulement), « elle est maîtrisée et gérée, affirme François Leroux. Elle a augmenté de 10 % en dix ans alors que l’actif est passé de 4,9 à 6,9 Mds€. »

L’étude de l’ouverture du capital se poursuit

Quant à l’ouverture du capital, pas de changement de cap, « l’étude se poursuit ». François Leroux se défend de faire entrer le loup dans la bergerie : « On ne veut pas ouvrir le capital de la coopérative, seulement la partie industrielle ». Tereos réfléchit également à intéresser davantage les salariés.

Si les dissidents évoquent également « la fuite des compétences » liée au regroupement de 500 collaborateurs issus de 11 sites différents au siège européen de Moussy, dénommé Campus Tereos Europe, François Leroux fait savoir qu’environ 60 % des effectifs ont suivi. Pour pallier ces départs, 200 recrutements ont été nécessaires.

« Ça finit par casser le moral de tout le monde »

« Il y a une agitation menée par un petit groupe (ndlr : l’ADCT dit être soutenue par 2 590 coopérateurs) qui est inacceptable. Nous avons tendu la main à plusieurs reprises, nous avons essayé de rassembler par tous les moyens, mais ils ne veulent pas du rassemblement sous de faux prétextes, développe-t-il. Ils refusent de participer aux différentes commissions et ne proposent rien. À force, ça finit par casser le moral de tout le monde, des coopérateurs, des salariés, des clients, des banquiers... »

« On peut avoir toutes les opinions que l’on veut, maintenant, il faut travailler ensemble. Le marché ne nous attend pas. Nous sommes en responsabilité et aux commandes de notre coopérative pour laquelle nous avons une stratégie claire que nous avons partagée au travers d’une quarantaine de réunions publiques en 2018 », insiste-t-il. Et de rappeler d’ailleurs qu’aucune fermeture d’usine n’est prévue, faisant référence par comparaison à l’annonce de Südzucker il y a quelques jours d’une réduction de sa production sucrière de 700 000 t.

Prochaine étape : « Présenter la mise en musique du projet stratégique », validé en mai 2018... Pas sûr que ce soit suffisant pour sortir de la crise. Mais François Leroux alerte : « Si une minorité ne met pas fin à son acharnement à déstabiliser notre coopérative, nous ne serons plus en mesure de garantir sa survie ».

Renaud Fourreaux

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