Normandie Clap de fin pour Van Hulle

Agrodistribution | Publié le mardi 31 octobre 2017 - 14h02

Après un an de redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Dieppe (Seine-Maritime) a prononcé l’arrêt de l’activité du négociant au 20 octobre 2017. Soufflet et Cap Seine avaient étudié le dossier.

Les agriculteurs et négoces ont peu de chance de toucher leur créance, après la cessation de l’activité de Van Hulle Agro-distribution.

Les agriculteurs et négoces ont peu de chance de toucher leur créance, après la cessation de l’activité de Van Hulle Agro-distribution.

Spécialisée dans le négoce de céréales (200 000 tonnes de grains collectés par an) et la fourniture d’intrants, la société Van Hulle Agro-distribution avait obtenu trois mois de sursis pour tenter de retrouver un repreneur et pour vendre la moisson 2017. Finalement, le tribunal de commerce de Dieppe a prononcé la cessation de l’activité le 20 octobre. Une semaine avant la date envisagée du 28 octobre, en raison d’une dégradation brutale de trésorerie.

Cap Seine avait fait une offre de reprise

Les potentiels repreneurs avaient jusqu’au 29 septembre pour se positionner. Cap Seine et Soufflet, deux OS implantés en Seine-Maritime, ont étudié le dossier. Soufflet n’a pas encore fait d’offre, mais pourrait être intéressé par la reprise des baux commerciaux.

Alternae, filiale de Cap Seine qui emploie 73 personnes (137 millions d’euros de chiffre d’affaires), a proposé une offre de reprise des actifs et de 11 salariés sur les 19. Néanmoins, les deux parties ne se sont pas entendues et Cap Seine a retiré son offre. L’entreprise, créée par Daniel Van Hulle, à Mortemer (Seine-Maritime) il y a plus de quinze ans et reprise par son fils, Matthieu, en 2011, doit fermer.

Un passif de 47 millions d’euros

Le liquidateur, Maître Leblay, va dorénavant s’attacher à estimer les biens de la société détenue par Daniel et Matthieu Van Hulle, et solder l’actif. Le passif de l’entreprise est estimé à 47 millions d’euros, dont 11 millions d’euros pour les créances de la profession agricole.

Les agriculteurs et négoces ne sont pas les mieux placés dans l’échelle de paiement des créanciers. Ils ont peu de chance de toucher leur créance.

Aude Richard

 Soyez le premier à commenter cet article
Commentaires : Fonctionnalité réservée aux abonnés

Si vous êtes abonné, inscrivez-vous ou identifiez-vous en haut du site. Vous aurez besoin de votre numéro d’abonné.

Je m'inscris

Si vous n'êtes pas abonné, vous pouvez profiter de l’intégralité des contenus du site www.agrodistribution.fr en vous abonnant à la revue Agrodistribution.

Je m'abonne

Découvrez notre revue papier pendant 2 mois ainsi que tous les contenus du site www.agrodistribution.fr en remplissant le formulaire suivant :

Je découvre

Charte des commentaires

Cours et marchés

Oléagineux

Colza
- 17/11/2017

  • Rendu Rouen
  • nov. déc. Flat (prix avec MI) 2017
  • 369,5 €/t
  • Fob Moselle
  • janv. mars A (acheteur) 2017
  • 378,5 €/t

Tournesol
- 17/11/2017

  • Rendu Saint-Nazaire
  • janv. avril A (acheteur) 2017
  • 320 €/t
Tous les cours et tendances

Contactez-nous

Une question
ou une
remarque
sur le site,
sur nos
articles ou sur
votre abonnement ?

contactez agrodistribution
Les publications du Groupe France Agricole

Le Groupe France Agricole compte également une maison d'édition : les éditions France Agricole et une activité événements : GFA Events

Conformément aux dispositions de la loi n° 98-536 du 1er juillet 1998 portant transposition dans le code de la propriété intellectuelle de la directive 96/9 CE du 11 mars 1996 concernant la protection juridique des bases de données, Agrodistribution.fr est producteur et propriétaire de tout ou partie des bases de données composant le présent site.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et paramétrer les traceurs. OK