Confrontées au confinement, « nos équipes ont réagi très vite », se félicite Patrick Brémaud, directeur adjoint de la coopérative agricole des Pays de la Loire. « En quelques jours, dans tous nos sites, toutes nos installations, nous avons été en capacité de répondre aux exigences sanitaires requises tout en assurant la continuité de notre activité auprès des agriculteurs et de nos clients. »

Des métiers en panne

Reste cependant l’impact économique sur cette période. « L’agrofourniture s’est maintenue à peu près normalement en grandes cultures et arboriculture, constate le DGA. En revanche, la situation a été plus difficile pour l’appro spécialisé en horticulture/pépinière, viticulture et espaces verts. »

Dans ce secteur qui représente 30 % du CA appros (140 M€), la viticulture et l’horticulture/pépinière ont particulièrement souffert avec un « arrêt net » de l’activité. « Nous enregistrons moins 40 % de CA cumulé sur mars-avril en horti/pépi, estime Patrick Brémaud. C’est violent et le retard pris ne se rattrapera pas. Ce métier est en panne jusqu’à la rentrée. »

Deux fois plus de volumes à l’export

Dans les métiers du grain, la CAPL a enregistré en mars une activité « conforme à l’habitude », pour ce qui est des débouchés en alimentation humaine. Mais en avril, « les livraisons en meunerie ont chuté de 30 % ».

Également confrontée à une baisse de son activité en alimentation animale, la coopérative tire son épingle du jeu grâce à l’export. « Notre activité y est soutenue sur ce dernier trimestre avec en mai et juin deux fois les volumes habituels. »

Difficile d’y voir clair

Cette fin d’exercice animée laisse aux dirigeants de l’entreprise le sentiment d’avoir « réussi à préserver l’essentiel ». En revanche, pour les mois qui viennent, « nous avons beaucoup de mal à y voir clair », s’inquiète Patrick Brémaud. Et de conclure : « L’exercice 2020-2021 va représenter un gros challenge ; beaucoup de choses dépendront de la manière et de la rapidité avec laquelle nous sortirons du déconfinement. »

Anne Mabire