Énorme coup de tonnerre cet après-midi ! La principale union de coopératives françaises annonce envisager le rachat de 100 % du capital du groupe Soufflet, de loin le premier négoce français, que l’on savait sans successeur. Les deux groupes sont en tout cas entrés en négociations exclusives.

Une opération à finaliser pour la fin de l’année

« Les instances représentatives du personnel de chacun des deux groupes ont été informées ce jour de ce projet et un processus d’information-consultation serait engagé rapidement. Le rapprochement entre les deux groupes serait soumis à l’autorisation préalable des autorités compétentes en matière de contrôle des concentrations. L’ensemble de l’opération pourrait être finalisé avant la fin de l’année 2021 », annoncent les deux leaders agricoles.

Près de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 90 sites industriels, 12 500 salariés… « ce nouvel ensemble permettrait de faire émerger un champion français agricole et agroalimentaire d’envergure internationale de premier plan », se félicitent les deux parties.

Une « solution franco-française » pour pérenniser Soufflet

L’accord se dirige vers une préservation « dans la durée » des identités et structurations par métiers respectives ainsi que du maintien de la marque Soufflet.

« La réussite de ce rapprochement reposerait sur la préservation de l’identité de chaque groupe, en continuant à mettre en valeur leurs racines, leurs notoriétés et leurs empreintes locales comme internationales, afin de leur permettre de poursuivre leur développement respectif, indique Jean-Michel Soufflet, président du directoire du groupe Soufflet. En nous rapprochant d’InVivo, notre groupe familial trouverait une solution franco-française pour pérenniser son identité, assurer la continuité de ses activités et préserver son ancrage nogentais et sa présence régionale. »

« Intervenir à tous les niveaux de la chaîne de valeur »

« L’association de nos métiers communs dans le négoce des céréales renforcerait le positionnement international du nouvel ensemble, déclare de son côté Thierry Blandinières, DG d’InVivo. La complémentarité de tous nos autres métiers, comme le regroupement de nos ressources matérielles et humaines, la légitimité de nos savoir-faire et de nos connaissances agronomiques uniques, accumulés depuis des décennies, associés à de forts ancrages dans nos territoires, nous permettraient d’intervenir à tous les niveaux de la chaîne de valeur. »

Renaud Fourreaux