Pour répondre à la demande de ses clients industriels, la Caproga investit dans de nouveaux silos. La coopérative du Loiret s’est lancée dans le bio il y a trois ans. Elle vient de convertir, à la moisson 2019, un deuxième silo à Châteaurenard, de 4 500 t, avec une quinzaine de cellules. L’installation d’un séchoir est à l’étude.

« Pour l’instant, nous collectons entre 2 000 et 3 000 t de céréales bio. Comme la croissance est forte, nos équipements doivent suivre. Néanmoins, le blé ne revient pas souvent dans la rotation bio, il faut aussi assurer la commercialisation des autres produits », souligne Sébastien Marty, directeur de la Caproga.

Deux nouveaux silos

La coopérative, qui possède 480 000 t de capacité de stockage pour une collecte de 600 000 t qui ne cesse de croître, va continuer d’investir dans des silos. La Caproga a inauguré en juin 2019 l’extension du silo de Cudot (+ 6 000 t) et achève la construction d’un silo de 12 000 t, à Sépeaux (Yonne). Un autre de la même taille devrait voir le jour à Saint-Hilaire, près de Montargis (Loiret).

« Nous mettons en place de plus en plus de filières avec nos clients, comme celle de Barilla. Nous avons donc besoin d’alloter davantage et d’outils performants pour le travail du grain », ajoute le directeur.

Un contexte porteur

Le moulin, spécialisé en farine industriel, a écrasé 8 % de blé en plus par rapport à l’année dernière, et la station de semences a augmenté ses volumes de 19 %. Dans ce contexte porteur, la Caproga a lancé un plan d’investissement de 25 M€ sur cinq ans (2019-2024). Elle compte investir dans de nouvelles capacités de stockage et fiabiliser l’ensemble des process (système d’information et maintenance en priorité).

Aude Richard