« Nous avons été surpris par le nombre d’agriculteurs qui ont répondu présents à notre première réunion d’information sur la certification HVE qui s’est tenue le 10 mars à Avesnes-lès-Bapaume, pour la région Artois, souligne Guillaume Boyet, directeur innovations et services chez Unéal. Sur les 600 adhérents que compte la région, 100 avaient fait le déplacement. » D’ici à la fin juin, cinq autres réunions sont prévues dans les cinq autres régions de la coopérative des Hauts-de-France.

Trois types d’accompagnement

« Nous avons décidé de nous impliquer dans la démarche car les agriculteurs se posent beaucoup de questions sur la HVE, indique Sébastien Cambier, ingénieur au service au service Agronomique d’Unéal et chargé du dossier HVE. À l’échelle de la coopérative, une cellule de quatre personnes a été constituée. Ces collaborateurs ont pour mission d’informer les agriculteurs sur le sujet et de les accompagner dans la démarche. »

Au cours de cette réunion, les responsables d’Unéal ont présenté la démarche de certification, les critères à respecter pour atteindre le niveau 3, en matière de réduction des produits phytos, biodiversité, fertilisation et irrigation. L’accompagnement d’Unéal va ensuite se concrétiser par des formations collectives, un accompagnement individuel, voire un accompagnement collectif pour une certification à l’échelle d’un groupe d’agriculteurs. À l’issue de la réunion, 16 agriculteurs se sont déjà inscrits dans l’une de ces démarches.

La valorisation financière à l’étude

Unéal a aussi précisé les intérêts pour une exploitation d’être certifiée HVE et la façon dont elle peut communiquer sur sa certification. « Les exemples de valorisation financière sont encore peu nombreux, reconnaît Sébastien Cambier. Mais ils existent. En pommes de terre par exemple, la certification permet à un agriculteur de la région, de bénéficier d’une prime de 10 €/t. Au travers de notre réseau de magasins Prise direct’, nous avons déjà un contact direct avec les consommateurs. Nous sommes en train d’étudier la façon dont la certification pourra être valorisée sur les productions des adhérents. »

Blandine Cailliez