Avec une érosion très faible à 20,82 Mt prévues, contre 20,84 Mt en 2018, la production nationale d’aliments pour animaux conserve sa répartition entre espèces. Les volailles restent largement en tête (42 %), même si elles perdent un peu de volume en raison du retrait de la dinde qui se poursuit. Les bovins (26 %) progressent suffisamment pour compenser quasiment ce recul et celui du porc (23 %). La production d’aliments composés pour ces derniers ne laissant pas apparaître les opportunités pourtant ouvertes sur le marché international par la fièvre porcine africaine. La principale évolution de l’année reste la progression du bio, qui devrait atteindre, voire dépasser 580 000 t, contre 480 000 t en 2018.

Des enjeux sanitaires et de durabilité

Pour Jean-Luc Cade, président de Coop de France Nutrition animale, l’année a notamment été marquée par la montée en puissance des sujets relatifs à l’origine des matières premières. « Les challenges auxquels nos matières premières doivent répondre s’additionnent d’année en année. Aux enjeux économiques se sont ajoutés, au tournant du siècle, des enjeux sanitaires et, aujourd’hui, des enjeux de durabilité. »

Attendant l’annonce très prochaine du plan national protéines végétales, il espère notamment que l’association Duralim, fondée avec le Snia et l’Afca-Cial, pilotera plusieurs de ces actions. Duralim est en effet déjà reconnue dans la stratégie nationale de lutte contre la déforestation.

Yanne Boloh