Critiquée comme biocarburant par rapport au changement d’affectation des sols, la filière biodiesel tente d’améliorer son bilan carbone. Axéréal ouvre le bal.

Selon l’Ademe, et la méthode Agribalyse, la production d’un colza conventionnel relargue deux fois plus de dioxyde de carbone (CO2) que la culture du blé tendre (0,940 kg de CO2 par kg de matière brute, contre 0,439). Ce calcul prend en compte les émissions directes au champ, la fabrication d’engrais et d’intrants, le fioul pour le tracteur, les transports sur la ferme… Ainsi, pour diminuer les gaz à effet de serre, un changement des conduites culturales est indispensable.

Une rémunération en fonction des pratiques culturales

Axéréal s’engage dans cette voie et crée une filière « Colza bas GES ». Les adhérents déjà engagés dans la démarche d’agriculture durable CultivUp seront rémunérés en fonction des émissions de GES de leurs pratiques culturales. Le calcul sera effectué en fonction des pratiques culturales renseignées sur l’outil de traçabilité Synchroo.

« Cette filière innovante est ouverte à l’ensemble des producteurs ayant livré du colza en récolte 2019 », précise-t-on chez Axéréal.

Aude Richard