« Malgré les difficultés que chacun peut imaginer, les trois laboratoires Auréa (Ardon, La Rochelle et Blanquefort) ainsi que le site « support clients » de La Membrolle restent ouverts, prennent en charge vos échantillons et réalisent les analyses demandées jusqu’à nouvel ordre », signale à ses clients Auréa AgroSciences, leader français du secteur des analyses de sol et de reliquats azotés.

Un impact d’environ 5 % pour 2019-2020

Un ralentissement des cadences et donc un allongement de certains délais d’analyses sont cependant à prévoir, compte tenu de l’absence d’une partie du personnel, près de la moitié rien que sur le site d’Ardon (Loiret) dédié à l’agriculture. Mais sur le terrain, les services de prélèvements maintiennent leur activité quasiment à la normale, dans le respect des mesures d’hygiène.

« Que ce soit en analyses de sol ou de reliquats azotés, la campagne est quasiment terminée, heureusement, mais elle s’achève brutalement », indique Hubert Roebroeck, directeur opérationnel d’Auréa AgroSciences. Alors que désormais s’ouvre la période creuse, il estime l’impact, pour 2019-2020, à une réduction autour de 5 % de l’activité purement agricole. Sur l’ensemble de son périmètre, Auréa enregistre une baisse de 30 % de chiffre d’affaires en mars par rapport à un mois de mars habituel.

Pour 2020-2021, « ce qui n’est pas fait ne se fera pas »

« Ce qui est plus inquiétant, c’est pour la campagne 2020-2021, qui, forcément, va avoir du mal à démarrer, alerte Hubert Roebroeck. Les prélèvements de pré-moisson vont être compromis. Notre campagne de morte-saison permet pourtant à nos clients de proposer des analyses de sol lorsqu’ils lancent leur propre morte-saison en engrais et amendements. » Et de rappeler que les analyses de sol peuvent être réalisées toute au long de l’année et particulièrement au printemps, saison pourtant inhabituelle, malgré de nombreux avantages techniques et commerciaux.

Quoi qu’il en soit, la priorité pour les coopératives, négoces et chambres d’agriculture risque de ne pas être à l’analyse de sols. « Il peut y avoir en partie un décalage et un rattrapage, mais bien souvent, comme on dit dans le métier, ce qui n’est pas fait ne se fera pas. »

Renaud Fourreaux