La biofabrique d’auxiliaires de culture de Bioline Agrosciences de Livron-sur-Drôme (Drôme) a revu son organisation pour assurer la continuité de son activité car, en cette période de crise liée au coronavirus, les ravageurs des cultures, eux, ne sont pas confinés.

« Dans les serres maraîchères, c’est la pleine production des tomates, concombres et fraises. Mais nous sommes aussi pile dans la saison des ravageurs comme les pucerons ou les acariens, alerte Jean-Baptiste Begue, directeur du site de production de Livron-sur-Drôme. Nous ne pouvons pas abandonner les producteurs. »

« Nous avons un taux de présence excellent, au-delà de 90 %. Nous sommes très fiers d’avoir des équipes aussi solidaires et engagées », s’enthousiasme Jean-Baptiste Begue, directeur du site de production de Livron-sur-Drôme et responsable du centre de recherche de Valbonne. © © F. BONILLA/BIOLINE

L’ensemble des productions assurées

« Nous avons dès le début de la crise mis en place un plan de continuité pour l’ensemble de nos activités en suivant les recommandations des autorités sanitaires françaises sur notre site de production de Livron, mais également dans notre centre de recherche de Valbonne », explique Jean-Baptiste Begue.

Le télétravail est entré en vigueur pour l’ensemble du personnel éligible comme l’administratif, les commerciaux ou encore les techniciens du centre de recherche qui alternent entre récolte des données au laboratoire et leur traitement en télétravail.

Concernant la production sur le site de Livron, des mesures d’hygiène spécifiques ont été mises en place, comme l’équipement en masques du personnel, mais aussi une réorganisation des postes pour qu’il n’y ait plus de contacts entre les employés. « Aujourd’hui, nous assurons l’ensemble de nos productions. Nous tournons à plein régime », se félicite-t-il.

Le développement industriel se poursuit

Les commerciaux, en télétravail, restent actifs pour répondre aux attentes et prendre les commandes des distributeurs et clients. « La livraison est le point le plus difficile à gérer car il peut y avoir des défaillances de personnel chez les transporteurs, précise Jean-Baptiste Begue. Mais, grâce à nos services clients et logistiques, nous arrivons à tout organiser. »

Même le développement industriel n’a pas été mis entre parenthèses dans cette période difficile. « Nous sommes fiers, en cette période, de pouvoir compter sur nos prestataires extérieurs qui ont accepté de rester sur le site pour continuer les travaux d’investissement en cours », se réjouit-il.

« Cette crise nous amène à nous remettre en question beaucoup plus rapidement. Des choses positives resteront », conclut-il. La biofabrique de Livron a également fait don d’EPI au personnel hospitalier de sa région.

Lucie Petit