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Dossier Une espèce, trois marchés

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Grain, fourrage et semences, le maïs français n’a pas deux débouchés mais trois. Les semences en constituent un à part entière, 60 % de leur production est exportée.

On a l’habitude de scinder le marché du maïs en France en deux segments, le grain et le fourrage, qui occupent ces dernières années à peu près la moitié chacun (1,5 Mha) des surfaces cultivées de maïs. Mais on peut y ajouter un troisième créneau, celui des semences, tant la production en maïs peut être considérée pour son importance économique comme un débouché à part...
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Des semences de maïs « Made in France »

La filière française de semences de maïs a lancé cette année la marque « Maize in France - Semences d’Excellence », avec son site internet. « Avec cette marque, nous nous sommes engagés dans une démarche de communication avec trois objectifs majeurs, déroule Valérie Brochet, directrice de la FNPSMS. Le premier est de faire connaître le savoir-faire et l’expertise de la filière française et renforcer l’image du Made in France. Le deuxième, de promouvoir les semences françaises de maïs pour participer au maintien et à l’extension de nos parts de marché à l’international. Le troisième est d’attirer de nouveaux semenciers susceptibles de s’implanter sur le territoire français. »

Le retour du sorgho
Blandine Cailliez © Blandine Cailliez

C’est depuis peu que l’on parle du sorgho en France et que des organismes stockeurs s’intéressent à cette culture peu gourmande en intrants. Mais sa sélection dans l’Hexagone remonte à plusieurs décennies. Elle a notamment permis de mettre au point, il y a une trentaine d’années, des variétés à très faible teneur en tanins qui permettent au sorgho d’être utilisé sans souci en alimentation des porcins et des volailles. « Encore peu cultivé en Europe, le sorgho a pourtant toutes les qualités pour se développer chez nous, estime Charles Antoine Courtois qui anime l’association européenne SorghumID. Il bénéficie d’atouts agronomiques et pédoclimatiques uniques, une période de végétation assez courte, une capacité à s’adapter à tous les types de sol, il est sobre en intrants et il est bien adapté au réchauffement climatique. » Aujourd’hui, la sélection et la vente des variétés en France sont surtout assurées par les membres de Pro-Sorgho, Semences de Provence, Euralis semences et Eurosorgho, Caussade semences, RAGT, Jouffray-Drillaud, Barenbrug et Semences de France. Mais des semences importées, issues de variétés qui ne garantissent pas toujours la même qualité, circulent sur le marché européen. Pour promouvoir la génétique et la qualité des semences françaises et européennes, la filière SorghumID vient de lancer le label « Sorgho étoilé », qui assure des variétés sans tanins et adaptées aux conditions agroclimatiques européennes. Petit à petit, les agriculteurs français s’intéressent à la culture. Les surfaces en sorgho grain sont passées de 60 800 ha en 2018 à 80 200 ha en 2019.

En chiffres

Maïs et sorgho

Sélectionneurs : 12

Établissements producteurs de semences : 42

Surface de production de maïs : 2,955 Mha

Surface de production de semences : 68 769 ha (maïs : 68 234 ha)

Chiffre d’affaires : 976,2 M€

Ventes en France : 403,9 M€ (maïs : 395,8 M€)

Chiffre d’affaires export : 572,3 M€

Budget consacré à la recherche : 120 M€

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