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Dossier Ne pas se reposer sur ses lauriers

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Blandine Cailliez

Pour rester compétitive et surtout proposer des variétés qui répondent aux attentes très fortes de la société, la filière veut jouer à armes égales avec les pays concurrents.

La filière semences vient de battre un nouveau record. Son chiffre d’affaires 2018-2019 pointe à un niveau jamais atteint de 3,301 Mds€, en hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente. Ce CA est réalisé pour moitié par les ventes en France, pour moitié par les exportations. Année après année, l’export continue à augmenter, avec plusieurs grands fleurons, le maïs, les...
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La production de semences de maïs, tournesol, colza, betteraves sucrières et potagères constitue un vrai point fort de la France. © Blandine Cailliez
Les semences ont leur place pour réduire la dépendance à la chimie
Blandine Cailliez © Blandine Cailliez

« Les entreprises semencières ont accompagné les grandes évolutions sociétales et alimentaires de ces cinquante dernières années, reconnaît Claude Tabel, président de l’UFS (photo). Aujourd’hui, notre priorité est de proposer des produits sains, sûrs et durables, produits avec moins de ressources. » À ce titre, le secteur des semences a toute sa place. Il est partie prenante dans le Contrat de solutions afin d’agir très concrètement au service de la réduction de l’usage des phytos. Sur les 57 fiches du contrat de solutions porté par plus de 40 partenaires du monde agricole, 17 sont des fiches de solutions variétales. Les semenciers sont également pleinement contributifs au sein du plan écophyto du ministère de l’Agriculture. En 2017, un quart des CEPP obtenus résultent de variétés résistantes ou tolérantes aux maladies. « La décision de la Cour européenne de justice, en juillet 2018, a jeté un trouble sur les techniques récentes d’amélioration des plantes et créé une insécurité juridique et économique pour les entreprises semencières, ajoute le président de l’UFS. Or l’accès à ces techniques est indispensable pour permettre le développement de solutions utiles à la transition agroécologique. » Pour lui, les élections européennes et la mise en place d’une nouvelle mandature ouvrent des perspectives de dialogue sur nos enjeux réglementaires. Au plan national, l’UFS voudrait également que l’on maintienne le crédit d’impôt recherche à son niveau actuel. Car il est très utilisé par les entreprises de sélection et Bercy évoque la possibilité de le réduire.

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