Imprimer Envoyer par mail Commenter

Dossier Nouveaux métiers, nouvelles compétences

réservé aux abonnés

Des opportunités d’évolution et d’emploi se présentent avec le déploiement du digital. Établir une feuille de route peut faciliter la tâche et permettre d’anticiper les besoins en nouveaux profils disputés sur le marché national.

La liste des emplois sensibles va-t-elle s’allonger pour les coopératives et négoces, avec la digitalisation croissante ? La question peut se poser dans un contexte national de tension sur les nouveaux profils induits par l’ère du numérique. La synthèse des contributions au pacte productif, initiative gouvernementale, relève que 80 000 emplois ne sont pas pourvus dans l’économie numérique, chiffre qui devrait progresser...
Contenu réservé aux abonnés Agrodistribution
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à Agrodistribution
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Profitez de notre progressive web app
  • > Recevez les 4 newsletters
  • > Recevez 1 numéros chez vous
J'en profite !
« Les outils digitaux pour davantage de fiabilité au conseil »
KÉVIN LARRUE (à g.), ingénieur agriculture de précision, et PHILIPPE BALLANGER, directeur terrain chez Océalia © L. Petit

« Océalia s’intéresse depuis longtemps à l’agriculture de précision et aux nouvelles technologies », débute Philippe Ballanger, directeur terrain de la coopérative. Elle propose plusieurs services digitaux à ses adhérents pour optimiser leurs pratiques, notamment Be Api et Farmstar pour la gestion de la fertilisation. « Le conseiller, qui a une vision globale des exploitations, identifie les besoins de chaque agriculteur. Ensuite, accompagné d’un expert en agriculture de précision de notre coop, il peut lui proposer l’outil adéquat et le mettre en place », note Kévin Larrue, ingénieur agriculture de précision chez Océalia. Le conseiller reprend ensuite la main pour assurer le suivi. « Même si, avec ces outils, le conseiller passe plus de temps devant un écran avec l’agriculteur plutôt qu’au champ, les éléments prédictifs et factuels obtenus apportent encore plus de poids et de fiabilité au conseil. Cela professionnalise la relation entre le conseiller et l’agriculteur », analyse Philippe Ballanger. Mais la digitalisation ne s’arrête pas au volet technique. En 2012, Océalia a mis en place une plateforme en ligne permettant aux agriculteurs de renseigner leurs données parcellaires et aux conseillers leurs préconisations faites lors de leurs visites. Un service de contractualisation en ligne est aussi proposé aux adhérents où ils peuvent à tout moment consulter les cours des marchés et prendre leurs décisions de vente.

« Faire parler les données »
GUÉNOLÉ GRIGNON, data scientist chez Axéréal

« Je suis titulaire d’un master en statistiques appliquées à l’écologie, complété par un cycle d’ingénieur agronome avec une spécialisation en analyse de données. Depuis un an, je suis data scientist dans le groupe Axéréal, après avoir rempli cette fonction durant cinq ans chez Arvalis. À ce jour, je suis responsable de l’évolution et de la maintenance d’un modèle mathématique pour optimiser les flux logistiques dans le métier de la collecte. Ma fonction consiste à faire parler les données pour en retirer des informations à décliner en décisions opérationnelles. Il s’agit de rendre la donnée utile, visualisable et d’aider le métier à se l’approprier pour en tirer le meilleur parti. Les outils statistiques permettent de faire de l’intelligence augmentée qui vient étayer les décisions sans toutefois supplanter la compétence humaine. Un bon data scientist a des compétences en mathématiques et statistiques pures, en développement et langage informatique et des connaissances spécifiques dans un domaine, comme l’agronomie dans mon cas. Je mets à jour régulièrement mes connaissances ; ma prochaine formation portera sur le big data. »

« Je coordonne la transformation digitale »
Guillaume Ardillon, directeur digital groupe chez Terrena

« Je suis arrivé en 2014 chez Terrena pour piloter le plan de transformation du système d’information, en fonction des évolutions des métiers. Auparavant, je faisais du conseil en stratégie et je travaillais sur l’innovation dans le secteur bancaire. Ma formation est double : ingénieur télécommunication et diplômé HEC en management des business digitaux. Chez Terrena, j’ai évolué sur plusieurs projets liés à la donnée, et un sujet a émergé : la question de la transparence et des éléments de preuve pouvant être apportés sur les actions menées. Cette question fonctionne dans deux sens : ce que l’agriculteur peut apporter au consommateur, à la société, et aussi comment la coopérative peut montrer son action auprès de ses adhérents. Mon poste actuel a été créé en 2016, pour animer et coordonner la transformation digitale de Terrena. Il a été choisi de ne pas le rattacher aux équipes informatiques. Je travaille en transversal, en étant rattaché à la direction Performance Business. J’accompagne les différents métiers autour du digital, je coordonne et suis les projets, comme l’application Monagriculteur.coop. » M. C.

Imprimer Envoyer par mail Commenter