Si Christoph Büren, le président du groupe coopératif Vivescia, tient à rester discret sur la teneur des échanges avec Didier Guillaume, lundi 2 septembre, lors de la foire de Châlons-en-Champagne, il accepte toutefois d’en livrer les principales lignes.

Cette rencontre a été actée en deux temps : une visite du stand de Vivescia et un déjeuner auquel participaient également neuf coopératives, partenaires du groupe champenois dans Seveal ou Vivescia Industries. Et qui a duré plus d’une heure, ce qui est considéré comme une marque d’attention particulière, étant donné l’agenda serré du ministre.

Montrer une agriculture plurielle et dynamique

« Nous avons voulu montrer au ministre qu’une coopérative sait évoluer en proposant une agriculture innovante et aussi de conservation, commente Christoph Büren. Sa visite sur notre stand a permis de lui faire découvrir la dynamique de notre service agronomique et notre volonté d’aller de l’avant dans nos préconisations à nos agriculteurs adhérents, comme en blé avec 60 % des variétés semées résistantes aux maladies. »

Tout du long de cette visite de 15 minutes, le président du groupe champenois a tenu à souligner la pluralité de l’agriculture et son adaptation aux enjeux environnementaux et mondiaux, « une agriculture conquérante tournée vers la transformation ». Et « au fil des décennies, en partant d’agriculteurs locaux, nous sommes devenus européens puis internationaux, tout en répondant aux attentes sociétales, à l’image du malt artisanal en cours de déploiement afin de satisfaire les demandes de bières artisanales ».

Déjeuner-débat autour de Didier Guillaume lors de la foire de Châlons-en-Champagne à l’initiative du président de Vivescia, Christoph Büren, à la droite du ministre.

« Nous pouvons être unis »

Le temps du déjeuner, qui a suivi, a permis, selon Christoph Büren, « des échanges très constructifs tout en faisant comprendre que nous pouvons être unis puisque les coopératives partenaires de Seveal et Vivescia Industries étaient présentes ».

Ainsi, à son initiative, huit présidents de coopérative (Cérèsia, La Champagne, Efigrain-Sézanne, EMC2, Juniville, Noriap, Scara, Valfrance) et un membre de bureau (Esternay) étaient attablés avec le président de Vivescia et ses deux vice-présidents autour de Didier Guillaume pour débattre sur la gouvernance, sur la place des coopératives en tant qu’acteurs territoriaux dans un univers mondialisé et osant sortir de l’Hexagone, et sur les agricultures de demain.

Souhaitant s’inscrire comme un agitateur d’idées, la coopérative champenoise a organisé, sur ce salon, d’autres moments de débat telle la conférence autour des défis de l’agriculture en France et en Europe, animée par le directeur du club Demeter, Sébastien Abis, le mercredi 4 septembre après-midi.

Hélène Laurandel