Si l’offre de stages est plus « abondante que les années précédentes », observe René Siret, directeur général de l’Esa d’Angers, en revanche, « nos étudiants qui vont entrer en 3e année du cursus d’ingénieur (3e année postbac) cherchent encore, pour la moitié d’entre ceux qui choisissent l’alternance, une entreprise pour la rentrée de septembre prochain ». Alors qu’en règle générale, les trois quarts des étudiants ont déjà trouvé début mai une entreprise pour poursuivre leurs études en apprentissage.

40 candidats à l’apprentissage sans contrat à ce jour

Sur les 200 étudiants environ qui seront en 3e année, une soixantaine a choisi l’alternance pour des cursus classiques sur trois ans. À cela s’ajoutent une vingtaine de projets d’apprentissage pour deux ans, en 4e et 5e années.

Au total, ce sont 80 projets en apprentissage que dénombre l’Esa, pour la prochaine rentrée, pour le cursus ingénieur et qui concernent surtout les productions végétales (29 dont 11 en conseil, surtout grandes cultures), les productions animales (25 dont 17 en conseil), et l’agroalimentaire (16), et aussi, dans une moindre mesure, l’environnement, la viticulture œnologie et les services bancaires.

À ce jour, environ 40 candidats à l’apprentissage sont donc en recherche active de contrat auprès d’une entreprise.

« Nos jeunes peuvent contribuer à la relance de l’activité »

« Or, cette année encore plus que les autres années, c’est une réelle opportunité pour les entreprises que de prendre en apprentissage ces jeunes qui peuvent contribuer, avec leur motivation, leur dynamisme et leur créativité, aux programmes de relance de l’activité, continue René Siret. Ils peuvent pleinement participer au renouvellement dont les filières peuvent avoir besoin dans leur réorganisation. »

Le message du directeur de l’Esa est d’autant plus appuyé que cette école est en plein déploiement de son partenariat avec les entreprises avec la création, à l’automne 2018, d’une direction dédiée aux relations entreprises, alumni et mécénat. Cette structuration renforcée des relations avec le monde professionnel a été suivie en septembre 2019 par le lancement d’un career center, accessible depuis le site web de l’école, pour permettre aux entreprises de diffuser leurs offres et leur contenu marque employeur.

Stages supprimés à l’international

Autre conséquence de la crise liée au Covid-19, l’annulation des stages prévus cet été à l’international pour les élèves ingénieurs de 1re, 2e et 4e années (respectivement environ 40 étudiants, 120 et 10). Toutefois, à l’exception des étudiants de 2e année pour lesquels leur stage sera remplacé par un dossier d’analyse de filière à l’international à réaliser depuis la France, les autres étudiants concernés ont pu retrouver un stage sur le sol français, « grâce à une bonne réponse de la filière agricole et agroalimentaire à nos demandes, relate René Siret. Bien avant le confinement, nous étions déjà en alerte avec le ministère de l’Agriculture qui nous a accompagnés. La filière agricole a été très efficace ainsi que notre école. Nous avons une capacité d’adaptation formidable. »

De même, pour les étudiants de 4e année de la prochaine rentrée, le semestre d’études prévu à l’international dans les universités partenaires sera calé sur le second semestre. « Après cette crise et sa gestion, un bilan sera nécessaire pour toutes les écoles, notamment sur la dynamique à l’international. »

Hélène Laurandel