Au négoce sarthois Maudet, le collégien est mis face à la réalité du métier et au niveau d’adéquation de certaines de ses compétences qui pourraient être déterminantes pour son orientation professionnelle à venir.

C’est ainsi que les classes de 4e reçues chaque année une demi-journée, en juin, sont invitées à passer quelques tests en maths et en français. « Après une présentation de l’entreprise et des différents métiers avec l’appui de mes collaborateurs, je leur fais passer de petits tests en français et en calcul, détaille Jean-Pascal Maudet, dirigeant du négoce. Je leur explique qu’il est essentiel qu’ils aient les bases apprises jusqu’en 5e. »

Des résultats de test qui interpellent

Or les résultats de ces tests interpellent le plus souvent : « Un élève sur quinze a tout bon. Quand je recrute un jeune pour un poste au silo, j’ai besoin qu’il sache calculer les volumes et bien remplir des bons pour éviter les erreurs d’interprétation. Même les bacs + 2 ne savent pas forcément réaliser ces calculs. » Le dirigeant alerte alors régulièrement les enseignants sur ces résultats.

Ces classes sont reçues dans le cadre d’une initiative du Pays belmontais qui couvre la région au cœur de laquelle le négoce siège. « Je fais partie d’un club des entreprises de la Haute Sarthe. Nous avions été sollicités il y a une dizaine d’années par l’organisation du Pays belmontais pour ouvrir nos portes aux collégiens. »

Le stagiaire de 3e suit un métier par jour

L’entreprise accueille également tous les ans des collégiens de 3e pour leur stage de découverte. Ces jeunes stagiaires peuvent avoir été motivés lors de leur venue en 4e. « Nous recevons, tous les ans, deux à trois collégiens auxquels nous faisons découvrir plusieurs métiers du groupe. » En effet, les élèves sont invités à suivre un collaborateur différent chaque jour afin d’avoir une idée élargie des possibilités de métier de ce négoce qui a trois activités, agricole, magasins à l’enseigne France rurale et combustibles. « Ceux qui se sont bien plu reviennent pour des stages plus longs. »

Une bonne image de marque

Ces démarches bien en amont du recrutement participent à l’image de marque du négoce qui compte une cinquantaine de salariés et réalise un CA de 35 M€ sur l’ensemble de ses activités. « Je reconnais que je n’ai pas trop de difficultés à recruter. Nous sommes connus. Si nous n’avons pas les avantages sociaux de grands groupes pour attirer des candidats, nous avons la convivialité et la proximité », se félicite Jean-Pascal Maudet.

Hélène Laurandel