Depuis peu, un groupe coopératif du Grand Est s’est rapproché de Qapa, plateforme digitale d’offres d’emploi par intérim. Créée en 2011, cette société d’intérim ne compte pas moins de 4 millions de CV dans sa CVthèque. Spécialisée dans l’industrie, la grande distribution, la logistique, le transport ou encore les fonctions supports, elle cherche depuis quelque temps à « se déployer dans le secteur agricole, notamment auprès des coopératives et négoces pour des fonctions comme technicien de maintenance », relate Stéphanie Delestre, sa cofondatrice.

Qapa a d’ailleurs été sélectionnée par Pôle emploi pour participer à la nouvelle plateforme de recrutement mobilisationemploi.gouv.fr lancée pour pallier le manque de main-d’œuvre dans les secteurs d’activité prioritaires, dont la filière alimentaire, en raison de la crise liée au Covid-19.

Un algorithme fait matcher entreprises et candidats

Outre sa spécificité liée à son process 100 % digital, Qapa met en relation entreprises et candidats à partir d’un algorithme qui fait matcher les besoins des premières, avec les compétences, les soft skills, la localisation, la disponibilité, le niveau de salaires des seconds, qui sont ensuite alertés par SMS ou mail ou téléphone.

« L’entreprise dépose son offre d’emploi (démarche gratuite dans un premier temps), puis nous proposons des profils. Dès qu’un candidat est retenu, nous gérons toute la partie administrative et prenons une commission de 10 à 15 % sur le salaire brut chargé. »

20 % des contrats d’intérim donnent lieu à un CDI

Qapa propose aussi une offre spéciale étudiants, en facturant 14,50 €/heure, « au lieu de 16,50 €/h sur une plateforme d’autoentrepreneur, de nombreux étudiants se mettant en autoentrepreneurs ».

Sa cofondatrice estime que « les entreprises vont être plus frileuses à recruter des CDI avec la crise. L’intérim peut alors être une forme de pré-embauche. Ainsi, 20 % de nos contrats se soldent en CDI au bout de trois mois. »

Hélène Laurandel