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Assurance récolte :le compte n’y est pas !

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Malgré l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des aléas climatiques, malgré les travaux lancés l’année dernière et l’arrivée de nouveaux acteurs, l’assurance récolte peine à progresser.

Plus de 70 000 agriculteurs auraient souscrit une assurance multirisque climatique des récoltes en 2018, selon le ministère de l’Agriculture, soit 30,5 % de la surface agricole française hors prairies. Si le taux de pénétration de l’assurance récolte semble légèrement augmenter chaque année (25,7 % en 2016, 29,7 % en 2017), on reste loin des 60 à 65 % qu’il faudrait atteindre pour pé...
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« Il faut que le courtage fasse sa place »
Florian Dupuy, directeur opérationnel de Bioline Insurance © Renaud Fourreaux

« Le marché de l’assurance climatique est très peu intermédié. Si peu que sur ce créneau du courtage, Bioline Insurance, au bout de deux ans, fait déjà office de leader. Il faut que le courtage arrive à faire sa place dans un marché détenu essentiellement par les réseaux de distribution directe. Certes, l’équation reste difficile à résoudre pour garantir la pérennité du système, mais si l’offre en place répondait aux besoins de tous les agriculteurs, le taux de pénétration de l’assurance serait de 80 %, et non pas de 30 %. Cela signifie qu’il manque quelque chose, et qu’il y a de la place pour de l’innovation, pour des offres complémentaires à l’assurance multirisque climatique. C’est-à-dire peut-être passer par de l’assurance paramétrique, dans des secteurs où le modèle multirisque climatique ne prend pas. Car si ce dernier semble assez pertinent en grandes cultures, il l’est moins en arboriculture et en viticulture. Par exemple, dans le Cognac, deux assureurs se sont retirés du secteur de la vigne car ils l’estiment trop risqué. Ceci dit, alors qu’on est déjà face à une sous-assurance sur un modèle multirisque classique, la maturité du modèle paramétrique est encore plus faible, tant du côté des acteurs du monde agricole, où il y a une pédagogie très forte à faire, que du côté des assureurs, où les offres ne répondent pas encore totalement au besoin de ces acteurs. »

Des annonces « très fortes avant le 14 juillet »

Promise initialement pour fin 2019, la réforme des outils de gestion des risques en agriculture (dont l’assurance climatique), aura finalement pris plus de temps que prévu. Mais le 15 juin dernier, au micro de France Bleu Drôme Ardèche, Didier Guillaume a réitéré sa volonté exprimée l’été dernier d’aller vers « une assurance généralisée et mutualisée ». S’il a reconnu qu’elle n’était pas prête à ce stade, le ministre de l’Agriculture a promis d’annoncer « avant le 14 juillet des pistes très précises et très fortes pour mettre cela en place à la rentrée de septembre ». L’été dernier, le Caf, conseil de l’agriculture française, avait demandé au ministre d’étudier « la mise en place d’un pool de co-réassurance en matière de risques climatiques impliquant une réassurance de l’État en vue de rendre les produits assurantiels plus efficaces et moins coûteux, et donc plus attractifs pour les agriculteurs ».

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