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Dur, dur d’entretenir de bonnes relations de voisinage

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Les agriculteurs sont de plus en plus chahutés par leur voisinage concernant leurs activités agricoles. Il devient urgent de rétablir une relation de confiance.

L’anxiété et la peur vis-à-vis des activités agricoles gagnent peu à peu du terrain dans les campagnes françaises, là où pourtant elles ont toujours fait partie du paysage. D’après notre baromètre Agrodistribution-ADquation, la moitié (52 %) des agriculteurs sondés ont déjà rencontré des difficultés avec leur voisinage en raison de leur activité agricole. En particulier...
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« Il faut remettre l’agronomie au centre »

« Je prends le dossier à bras-le-corps, je suis un des délégués régionaux les plus en avance sur ce sujet des chartes riverains. Beaucoup de gens critiquent l’agriculture française sans jamais avoir mis un pied dans un champ. Je suis très sensible à cela. L’objectif de ces chartes est de faire changer les mentalités, d’amener les personnes à réfléchir, faire disparaître ces tensions de plus en plus palpables et éviter l’agribashing qui se met en place. Pour cela, il faut expliquer ce que fait le monde agricole, montrer qu’il met en place des choses pour limiter au maximum son impact sur son environnement. Il faut remettre l’agronomie au centre du dossier !

Pour construire ces chartes, on met autour de la table les différents acteurs qui veulent en être signataires comme Familles rurales, les maires, la FNSEA ou la FDSEA, les JA, les négoces, et parfois les coopératives. Ensuite, il y a de nombreux va-et-vient entre ces différents acteurs pour connaître les positions de chacun, l’objectif est d’avoir des échanges constructifs. Les chartes sont assez généralistes mais avec des clauses précises. On peut dire que l’on met en place une sorte de cahier des charges département après département.

Je prône la charte riverains, ça permet de discuter, former et informer. Elle permet d’apporter plus de diplomatie dans le dialogue.

Quatre chartes ont déjà été signées en Occitanie et Paca : en Haute-Garonne, dans le Gard, le Gers et l’Hérault. On devrait également en signer d’ici la fin d’année pour le Var et le Vaucluse. »

Daniel Léon, délégué régional Négoce Pyrénées Méditerranée

Fin des tergiversations autour des ZNT
Christian Watier © Christian Watier

C’est finalement le 20 décembre que la décision du gouvernement au sujet des ZNT (zones de non-traitement) est tombée, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2020. Elle suit en partie l’avis rendu par l’Anses en juin dernier et instaure des distances minimales entre les zones d’épandage des produits et des habitations de 5 m pour les cultures basses, comme les céréales, et de 10 m pour les cultures hautes, en arboriculture et viticulture notamment. Dans le cadre de chartes départementales, ces distances pourraient être revues à la baisse : 5 m pour l’arboriculture et 3 m pour les autres cultures.

Cependant, pour les produits à base de substances préoccupantes, les distances seront dans tous les cas de « 20 m incompressibles ».

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