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L’inconnue du conseil stratégique

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Une grande majorité des agriculteurs n’est pas au fait de l’obligation de conseil à venir. À leur décharge, si les grandes lignes étaient connues, les dernières précisions ne sont arrivées que fin juillet, avec la mise en consultation publique des textes qui peuvent encore évoluer.

Si les conséquences de la séparation conseil et vente en phytos donne des cauchemars à la distribution agricole, visiblement, ce n’est pas le cas pour les agriculteurs. Concernant notamment l’obligation de recevoir un conseil stratégique, ils sont même moins au courant que lors de notre dernière enquête ADquation ! En janvier 2020, 33 % se déclaraient ainsi au fait de cette nouvelle réglementation à venir...
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Le niveau 2 du HVE non exempté
Selon ADquation, 19 % des agriculteurs envisagent de s’engager dans la certification HVE d’ici cinq ans. © A. RICHARD

Malgré les demandes de la profession, les exploitations en certification Haute valeur environnementale de niveau 2 ne seront pas exemptées de conseil stratégique obligatoire. C’est du moins ce qui est évoqué dans les textes soumis à consultation publique fin juillet, car ils peuvent encore bouger. Sont pour le moment exemptées les fermes en totalité en bio et HVE niveau 3. « Cela risque de casser la dynamique en grandes cultures pour la HVE 2 », juge François Gibon, à la FNA, qui se dit « surpris qu’il n’y ait pas d’exemption pour les certifications bas carbone ». Lors de notre enquête ADquation-Agrodistribution de juillet, la question du passage en HVE a aussi été posée aux agriculteurs. 10 % le sont déjà ou en cours de certification, et 19 % envisagent de s’y engager au cours des cinq prochaines années. Une proportion supérieure dans le Nord-Est (28 %), en polyculture-élevage (28 %) et chez ceux ayant 150 ha ou plus de SAU (25 %). Les agriculteurs sont plus frileux à s’engager dans le Centre (61 %) et en grandes cultures (60 %). Au moment du Salon de l’agriculture, le ministère avait communiqué sur 5 399 fermes certifiées HVE. Le dispositif est en croissance : au 1er janvier 2019, elles étaient 1 518. Mais il reste de la marge pour atteindre les objectifs du plan Biodiversité : 15 000 exploitations HVE en 2022, et 50 000 en 2030.

Le conseil spécifique défini

Le décret soumis à consultation publique définit aussi le conseil spécifique phytos, que les vendeurs de produits ne pourront pas faire. Reste l’épineuse question de la frontière entre information à l’utilisation de produits phytos, du ressort du distributeur, et conseil spécifique, que le projet de texte n’éclaircit pas complètement. Ce conseil « indique les méthodes alternatives », « promeut les actions [des CEPP] » et « justifie le caractère approprié [d’une] recommandation d’usage de produits phytopharmaceutiques », sauf pour le biocontrôle. Il doit préconiser en priorité des produits avec un bon profil tox et écotox.

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