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L’irrésistible ascension du biocontrôle

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Le nombre d’agriculteurs qui utilisent des produits de biocontrôle, ou sont prêts à le faire, progresse nettement. Et les nouvelles biosolutions qui arrivent sur le marché confirment cet engouement.

La progression des biosolutions ne marque aucun signe de relâchement, bien au contraire ! Selon IBMA France, le marché du biocontrôle, qui représente 8 % des ventes de produits de protection des plantes en 2019, pourrait passer à 30 % dès 2030. Cette projection reflète bien la hausse du nombre d’utilisateurs. Dans notre baromètre Agrodistribution-ADquation 2020, plus d’un quart (27 %) des agriculteurs déclarent...
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« L’accueil pour ces biosolutions est plutôt bon »
Baptiste Breton, codirecteur de la coopérative La Tricherie, à Beaumont (Vienne) © A.-M. LAVILLE

« Afin d’assurer ses débouchés, notre coopérative s’appuie sur le maximum de garanties environnementales. Nos productions sont tracées, avec la filière CRC, et, depuis 2018, un engagement HVE. Dans nos cahiers des charges, quatre critères sont audités : fertilisation, irrigation, biodiversité et stratégie phyto. Chaque culture est évaluée sur son IFT. En pratique, nous utilisons toutes les possibilités du biocontrôle : 54 % de nos surfaces de blé sont traitées avec du soufre et de la laminarine ; 60 % des colzas et 50 % des maïs font appel au biocontrôle. Nous avons introduit le traitement de semences à base de Bacillus sur colza. Depuis trois ans, nous avons aussi mis en place des plateformes pour tester les interactions génétique et biocontrôle, et avoir des références locales. L’accueil pour ces biosolutions est plutôt bon, avec des prérequis, c’est-à-dire une équipe technique formée au concept et une intégration dans la démarche globale. De plus, il faut que l’agriculteur soit prêt à changer ses dates d’intervention ou à revoir le système de culture, en particulier la nutrition. Concernant le coût, l’enveloppe est équivalente à celle des produits conventionnels. Nous avons fait le choix d’intégrer le conseil dans le prix des produits. Ensuite, ce coût doit être valorisé par les ventes dans les filières HVE ou certifiées. Les biosolutions permettent de se réapproprier les connaissances techniques et de valoriser notre conseil auprès des clients : le jeu en vaut largement la chandelle. »

Encore mal connu des consommateurs

La société de services Terra’Senso a réalisé, en janvier 2020, une enquête auprès de plus de 500 consommateurs. Elle avait pour but de classer les critères les plus importants face aux produits issus de l’agriculture. « Les résultats indiquent que 54 % des personnes interrogées émettent des inquiétudes », note Karine Robini, responsable commerciale. Dans leurs préoccupations face aux produits consommés, 82 % mettent en avant la protection de l’environnement, 65 % l’aspect naturel, 59 % la santé du consommateur, 43 % la protection de l’utilisateur.

Par rapport au biocontrôle, encore mal connu du public, il y a un travail de communication à accomplir. Une fois bien expliqué et défini, le concept reçoit un très bon accueil : 96 % des consommateurs se disent favorables à la mise en avant du biocontrôle sur les produits qu’ils achètent avec, pour la majorité (64 %), une indication figurant sur l’emballage.

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