Un premier essai a eu lieu, fin août, sur une parcelle expérimentale de maïs d'environ un hectare dans le Gers, juste avant le dernier tour d'irrigation. Il a suivi plusieurs modalités faisant varier la quantité de semen­ces apportée et le type de couvert végétal semé. Deux autres semis, ont eu lieu les 19 et 20 septembre, dans les Landes, sur 1,3 hectare, sur du maïs semence, avec une seule variété de couvert et la même quantité épandue partout.Semer au bon moment« Il s'agit d'un mélange à base de légumineuses, réalisé par un semencier spécialement pour ces essais, explique Stéphane Ballas, chargé de projets chez Ovalie Innovation. Nous testons le semis par drone plus facile qu'avec un enjambeur, plus économique que par hélicoptère et plus efficace. En hélicoptère, le rotor crée une dépression empêchant les semences d'être épandues de façon homogène. »Les semis ne sont pas planifiés trop tôt, afin qu'ils ne fassent pas concurrence au maïs, ni trop tard, pour que la végétation couvre déjà bien la terre avant les premiers froids. Cette méthode évite aussi d'avoir à passer un tracteur dans la boue, pour semer un couvert après la récolte du maïs.Un couvert végétal homogène pour l'hiverConçu par la société Reflet du Monde, le drone utilisé peut actuellement transporter 4 kg de semences, mais sa capacité devrait être renforcée. L'épandage se faisant à raison de 6 à 10 kg par hectare, il faut donc deux à trois remplissages pour semer un hectare. Mais la manipulation est rapide. En une minute le drone est prêt à repartir.« Si cette technique fonctionne, nous espérons pouvoir en faire profiter les adhérents de Vivadour et Maïsadour­, ajoute Stéphane Ballas. Pour le moment, nous sommes très contents du résultat sur la parcelle gersoise. Le couvert fait déjà 5 cm de haut et couvre le sol de façon homogène. »

Florence Jacquemoud