Né à Lyon le 10 janvier 1939, diplômé de l’École nationale d’agriculture de Grignon, Bruno Catton a effectué l’intégralité de sa carrière, de 1965 jusqu’à son départ en retraite en 2002, à l’Uncac, l’union nationale des coopératives agricoles de céréales.

Une carrière au service de la coopération

D’abord secrétaire exécutif et homme de confiance de Jack Lequertier, l’emblématique DG de l’Uncac, il prend la tête de la direction des études, des relations extérieures et de l’administration générale en 1975. Il est nommé directeur général adjoint en 1978, puis devient directeur général le 1er juillet 1980, successeur désigné par Jack Lequertier, son mentor.

Lorsqu’il prend les rênes de l’Uncac, l’union est en difficulté. Dès sa prise de fonction, il fait le choix de recentrer l’activité sur ses métiers de base et poursuit les investissements dans les semences, les installations de stockage portuaire et le développement de l’union à l’international.

La fin de décennies de division coopérative

Bruno Catton est surtout l’un des principaux acteurs des deux grandes fusions : d’abord celle de 1990 avec l’Ugcaf (Union générale des coopératives agricoles françaises), l’union céréalière rivale à l’époque, qui conduit à la formation de Sigma, puis celle de 2001 avec l’Uncaa (Union nationale des coopératives agricoles d’approvisionnement).

Ces rapprochements successifs donnent naissance à InVivo, dont il est le premier directeur général pendant un semestre avant de remettre les clés du nouveau groupe InVivo à Jean Myotte, le 30 juin 2002.

Un manager doté d’une grande hauteur de vue

Dans l’ouvrage « Aux racines d’InVivo », à la page 153, InVivo rend hommage à la fois à « un manager à la stratégie aiguisée, doté d’une grande hauteur de vue » et à « un dirigeant respecté, connu pour sa grande puissance de travail ».

Bruno Catton est décédé vendredi 7 janvier, dans le 16e arrondissement de Paris, à l’âge de 82 ans. Ses obsèques y seront célébrées le vendredi 14 janvier. Nous présentons toutes nos pensées de soutien à ses proches.

Renaud Fourreaux