« Pour qu’une invention devienne innovation, il lui faut trouver un marché », résume Émilien Dupuis, directeur du développement de CCPA, lors d’une conférence de presse le 14 septembre au Space. Et de poursuivre : « Notre objectif est de proposer la bonne offre au bon moment au bon client. »

Dirigée depuis avril dernier par Olivier Poli (ex-Roulier), l’union de coopératives devenue un groupe de 150 M€ de CA, présent dans 40 pays et qui consacre 5,7 M€ par an à la R&D, centre son action sur trois grands axes : la performance économique, l’alimentation saine et durable, la recherche de valeur ajoutée dans les filières.

Un label bas carbone en 2022

Testé en Espagne et au Mexique, le spectromètre NIR portable pour déterminer avec précision la valeur nutritive des matières premières et des aliments, va ainsi prochainement arriver en France. La réponse à la réglementation pour une alimentation 100 % bio dans les filières sous ce signe de qualité, passe aussi par un remplacement de la méthionine pour les monogastriques par une alternative à base de plantes.

L’environnement est désormais intégré dans les matrices des matières premières puisqu’elles sont toutes caractérisées aussi par ce critère en sus de leurs valeurs nutritionnelles. Et la méthode Vivactiv, mise en place dès 1997 pour la réduction des rejets des élevages en azote et en méthane, voudrait aller jusqu’à obtenir le label « bas carbone » en 2022.

Le bien-être animal, un axe fort de recherche

« CCPA travaille historiquement sur plusieurs de ces tendances comme la démédication. Nous avons certaines convictions, comme la nécessité d’une approche globale en nutrition », résume Émilien Dupuis. Il annonce ainsi le lancement au Space d’Immax, mélange de plantes destiné à répondre à l’arrêt de l’oxyde de zinc en porcelets, et d’Oléostat comme alternative aux anticoccidiens en volailles. Pour le responsable, les outils digitaux sont une manière d’accompagner cette transition vers la démédication avec Demeus, outil de diagnostic de l’élevage piloté par le technicien aliments.

Le bien-être animal est évidemment une des tendances de fond. « Il s’agit d’un axe fort de recherche, autour des interactions entre la nutrition animale et le comportement des animaux. La formulation intervient en effet pour réduire des comportements comme le piquage chez les volailles ou la caudophagie chez les porcs », explique Émilien Dupuis. CCPA travaille aussi directement à réduire le nombre d’animaux en expérimentation grâce à la modélisation.

Yanne Boloh
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