Quelques semaines après avoir dévoilé son plan climat, le 20 mai, la coopérative Agrial a annoncé, ce mardi 5 juillet, être la première entreprise agricole française de grande taille à avoir obtenu la certification internationale des Nations unies SBTI (Science Based Targets Initiative) pour son plan de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Crédibiliser tout le travail fait dans ce domaine

Plus précisément, Agrial obtient le niveau WB2DS qui correspond au niveau II de la certification. Ce niveau se traduit concrètement pour l’entreprise par un plan de réduction à l’horizon 2035 de 50 % de ses émissions directes et de 35 % en incluant ses émissions indirectes (principalement les achats de matière première agricoles).

« Nous obtenons cette certification pour une durée de cinq ans au-delà desquels le SBTI vérifiera que nos objectifs ont été tenus. La démarche nous engage donc tous très fortement au sein d’Agrial pour remplir ces objectifs, sachant que la certification crédibilise tout le travail qui est fait dans ce domaine », souligne Sarah Deysine, directrice du projet coopératif, de la RSE et de la communication d’Agrial.

Irriguer tous les métiers

Chaque projet de développement sera désormais évalué en interne sous l’angle de la valeur ajoutée climatique, en plus de l’aspect lié à la valeur ajoutée pour le groupe et pour les adhérents. Un plan d’investissement dédié sera mis en place pour les projets spécifiquement tournés vers les réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Ce plan concernera des projets comme le renouvellement de groupes froid ou de chaudières par exemple.

L’horizon de temps choisi par Agrial pour son plan à 2035 est volontairement assez court, afin qu’il puisse s’inscrire dans les carrières de chacun et susciter de l’engagement. « La dimension d’engagement climatique doit irriguer l’ensemble des métiers de la coopérative », complète Sarah Deysine.

Avancer avec la science

Pour mener à bien sa politique de réduction des émissions des gaz à effet de serre, différentes pistes d’action concrètes sont dégagées, comme celles de multiplier par quatre le recours aux énergies renouvelables, et de réduire de 20 % les consommations d’énergie. Agrial travaille par ailleurs à titre expérimental avec des start-up sur la valorisation de toutes ces démarches par des crédits carbone.

Les plans d’actions sont cependant loin d’être tous définis. « Nous avançons pas à pas sur le sujet au fur et à mesure que la science avance elle-même », explique Mickaël Lamy, le président de la commission développement durable.

Alexis Dufumier
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