« Les résultats sont très bons et nous nous en réjouissons, a souligné Olivier de Bohan, président de Cristal Union, lors de la conférence de presse du 13 juin dans les locaux du groupe à Paris. Cela n’est pas seulement dû à la hausse des cours du sucre, de l’alcool et du bioéthanol sur la fin de l’exercice après des années de prix bas. »

« Notre repositionnement sur le marché européen depuis la fin des quotas (90 % des ventes, dont 50 % en France), la réorganisation de notre outil industriel et la forte politique d’investissements portés sur la décarbonation portent leurs fruits », a poursuivi Xavier Astolfi, directeur général depuis février dernier.

Déjà 35 €/t pour la récolte 2022

Le groupe affiche un chiffre d’affaires de 1,8 Md€ (+ 6,4 %) et un résultat net de 97 M€ (+ 40 %), malgré le resemis de 30 000 ha de betterave, à la suite du gel tardif d’avril 2021, et la destruction de 570 000 t de betterave, en raison de l’utilisation d’herbicides Adama non conformes.

Côté producteurs, c’est un retour à une performance agricole dans la moyenne sur cinq ans (88 t/ha avec 14 t/ha de sucre). Les bons résultats du groupe ont permis une hausse du prix payé aux planteurs à 29,37 €/t (+ 4 €/t).

« Pour la récolte 2022, l’objectif est de 35 €/t, bien au-delà des 30 €/t annoncés en décembre dernier, car le contexte a évolué depuis, annonce Olivier de Bohan. Pour 2023, en l’état actuel de nos connaissances des marchés, un objectif de 40 €/t nous paraît raisonnable. »

Viser l’autonomie énergétique

Dans un contexte historique de crise énergétique et de hausse des coûts de production, l’urgence pour le groupe est d’obtenir le classement de ses usines en « prioritaire » pour la fourniture en gaz lors de la prochaine campagne en cas de restrictions. Le groupe poursuit sa stratégie qui repose sur deux piliers : accompagner les producteurs vers des pratiques agricoles plus durables et amplifier son plan de décarbonation pour améliorer son autonomie énergétique et atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

L’objectif est d’atteindre en 2030 une réduction de 30 % des émissions de GES comparé à 2010 ( 15 % déjà atteints en 2020) et de 17 % de la consommation d’énergie ( 8 % atteints en 2020).

Chantal Urvoy
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