Près de 500 visiteurs le 4 mai, dont 400 agriculteurs et 250 jeunes étudiants et élèves de primaire, le 5 mai, ont parcouru les 5 hectares de la plateforme agronomique du GIE Loire Auvergne Agro, qui réunit la coopérative Eurea et l’Ucal (Union des coopératives de l’Allier). « Les professeurs ont pu donner une vision concrète de leur enseignement ; ça a été très pédagogique, relate Thierry Petitjean, responsable agronomie pour l’Ucal et le GIE. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas pu accéder à une telle plateforme dans leur région. »

Les lycées agricoles de Roanne (Loire) et de Brioude-Bonnefont (Haute-Loire) se sont notamment déplacés à Saint-Privat-du-Dragon, en Haute-Loire, où était implantée la plateforme axée principalement, pour cette édition, sur les productions fourragères. Les classes de CP, CE1 et CE2 de l’école primaire de la commune ont été également invitées à découvrir notamment les vers de terre et les brebis qui pâturaient différentes fétuques.

Thierry Petitjean (polo gris), responsable agronomie, lors de la visite de la plateforme « au cœur des fourragères » du GIE Loire Auvergne Agro.

Répondre au défi climatique

Au-delà du renforcement du lien avec son territoire, en particulier avec les jeunes générations, les deux coopératives ont cherché à démontrer leur investissement dans la question climatique à travers une vingtaine d’ateliers techniques visant à aiguiller les producteurs vers des choix culturaux garantissant la sécurité alimentaire de leurs troupeaux. Avec des résultats concrets à l’appui puisque les 800 microparcelles mises en terre en 2019 ont été récoltées en 2021.

Ainsi, plusieurs temps forts ont émaillé cet événement autour de l’observation de l’enracinement de différentes espèces, des gains de productivité d’un semis de prairie sous couvert de méteil, des économies d’azote avec les associations graminées et légumineuses, ainsi que du rendement en paille de différentes variétés de blé.

Cultiver lentilles et fourrage en même temps

Une soixantaine de variétés de céréales à paille étaient d’ailleurs présentées pour répondre à la diversité des débouchés des producteurs : blé à orientation grain pour la filière CRC, blé à orientation paille, notamment pour les élevages en haute altitude, triticale, orge, escourgeon.

Et, pour convaincre les adhérents de ne pas lâcher la lentille dont les surfaces sont à la baisse, le GIE avait implanté des essais de semis de lentilles dans une interculture de RGI. « Trois raisons expliquent le recul des surfaces : les à-coups de chaleur pénalisant les rendements, le besoin de produire plus de fourrages et les problèmes sanitaires », commente Thierry Petitjean.

Faire valoir son expertise agronomique

La prochaine plateforme devrait concerner céréaliers et éleveurs, autour d’un thème à finaliser, et être visitée en 2024. Ce type d’animation technique existe depuis une dizaine d’années et s’était intéressé au sol pour l’édition 2019. Il doit permettre aux deux coopératives de se positionner comme des acteurs majeurs de l’expertise agronomique dans leur région.

Hélène Laurandel
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