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LCA explore le financement participatif avec Miimosa

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LCA explore le financement participatif avec Miimosa
Sophie Cucheval, directrice des opérations, (à g.), et Marie Rabeisen, directrice du développement, ont présenté la source de financement que leur plateforme Miimosa peut proposer aux entreprises et aux agricuteurs.

La plateforme de financement participatif Miimosa a été invitée par La Coopération agricole à présenter ses solutions pour soutenir les besoins financiers des transitions agricole et alimentaire en cours.

Les agriculteurs ne sont pas les seuls à pouvoir recourir aux services de la plateforme de financement participatif Miimosa. Des coopératives ont notamment pu accéder à du financement par cette voie-là, à l’image de la CAPL pour la reprise d’une usine de transformation de tomates ou de la Sicaba pour le rachat de l’abattoir public de Vichy. Chacune de ces deux coops a pu ainsi bénéficier d’un prêt participatif rémunéré de 500 000 €.

Un engouement très fort

Ces deux exemples ont été développés lors d’un webinaire organisé par La Coopération agricole, le 9 avril, pour permettre à Miimosa de présenter des sources de financement possible pour les transitions actuelles. « Il y a un engouement très fort pour le financement participatif. En cinq ans, les volumes globaux en France ont été multipliés par six pour dépasser le milliard d’euros financé en 2020 (NDLR : selon le baromètre du crowdfunding en France) », explique Marie Rabeisen, directrice du développement chez Miimosa, qui a démarré en 2015 avec le principe du don avec contreparties et développe depuis trois ans des prêts participatifs rémunérés.

Trois types d’accompagnement

Avec les entreprises, coopératives ou de statut privé, la plateforme propose de travailler autour de trois axes : financer les projets propres à l’entreprise, communiquer autour des engagements RSE de celle-ci (avec un site vitrine ou un appel à projets auprès de ses agriculteurs) et/ou financer les besoins de ses agriculteurs. « Nous pouvons réserver la collecte de fonds à un groupe de personnes, collaborateurs, agriculteurs, à l’écosystème ou encore à une zone géographique », détaille Sophie Cucheval, directrice des opérations.

Trois critères d’éligibilité

Ce financement participatif est présenté en fait comme un financement innovant et flexible qui peut trouver sa place dans une stratégie de diversification des sources de financement. Les critères d’éligibilité reposent sur trois principes : respecter les valeurs du financement sociétal, proposer un projet en lien avec l’agriculture et l’alimentation et porter un projet de transition en réponse aux enjeux environnementaux et climatiques et aussi économiques et sociétaux.

Des avantages à prendre en compte

Les prêts rémunérés sont assortis de taux d’intérêt en moyenne entre 4 et 5 %, pouvant monter à 7 % sur certains projets aujourd’hui financés. « Nos taux sont plus élevés qu’un taux moyen auprès des partenaires bancaires, reconnaît Marie Rabeisen. Mais notre financement confère des avantages : sans caution, sans garantie et possibilité d’un différé d’amortissement. Il est aussi une manière de faire valoir et de faire savoir ce que vous faites. Il y a donc aussi tout cet aspect d’une campagne de communication en touchant les 300 000 personnes de la communauté Miimosa. »

Un peu plus d'informations sur le sujet

Miimosa peut toucher tout type de filière, notamment en céréales. Des projets ont été ainsi financés par des prêts rémunérés en Occitanie pour la SCIC Graines équitables, créée par sept agriculteurs bio, à hauteur de 230 000 € pour un outil de triage et de 181 000 €  pour un outil de stockage. Par ailleurs, 55 000 € ont été collectés également en prêt à 4,5 % pour financer une micromalterie bio en Ardèche et un prêt de 150 000 € a été versé à une production artisanale de pâtes sèches à partir du blé cultivé à la ferme dans la Marne.

Hélène Laurandel
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