La nouvelle filière « Porc d’Alsace » mise en avant mi-juin par le Comptoir agricole réunit trois partenaires : la coopérative qui collecte, Socopa qui abat les cochons en prestation dans son outil de Holtzheim, et Maison Adam, la marque haut de gamme du groupe Pierre Schmidt, qui les transforme en charcuterie. Son cahier des charges repose sur le « né, élevé, abattu en Alsace » et demande à l’éleveur de transformer ses céréales à la ferme avec un minimum de 65 % d’ingrédients locaux. « Sur le terrain, les élevages sont plutôt à 70 % », signale Romain Gerussi, responsable de la filière élevage du Comptoir agricole.

Le logo de la filière Porc d’Alsace précise l’origine et insiste sur la « juste rémunération de l’éleveur ».

La densité à l’engraissement est celle spécifiée par la réglementation et la conduite des truies, bloquées à la mise bas, est classique. En revanche, les éleveurs ont suivi une formation Ifip au comportement animal et « la liberté des truies devient la règle en cas de rénovation de la maternité », avertit Romain Gerussi.

Une petite prime au kilo

Mathieu Schneider, éleveur à Schwenheim (Bas-Rhin), apprécie que la formule de prix soit basée en partie sur le coût de production. © C. REIBEL

Mathieu Schneider, à la tête d’un atelier naisseur-engraisseur de 250 truies à Schwenheim dans le Bas-Rhin, a rajouté du matériel de jeu supplémentaire en bois et « réfléchit aux améliorations » qu’il pourrait apporter à sa maternité. Il s’est engagé dans cette filière pour « sécuriser ses perspectives économiques à long terme ». La grille de rémunération est en effet basée pour 70 % sur les cours du marché et pour 30 % sur les coûts de production mensuels. À l’arrivée, le prix au kilo perçu par l’éleveur est supérieur de quelques centimes d’euros (moins de 5, indique Romain Gerussi) au porc non certifié.

En juin 2022, la filière Porc d’Alsace représente 50 têtes par semaine, avec l’objectif de monter à 200 têtes d’ici six mois. Le Comptoir agricole commercialise quelque 110 000 porcs/an, dont 105 000 collectés dans une quarantaine d’ateliers en Alsace.

Christophe Reibel
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