Covid, guerre en Ukraine, grippe aviaire…, c’est dans un contexte très menaçant que la coopérative d’Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique) a présenté, le 3 mai, ses résultats 2021 à la presse. « Pour la troisième année consécutive, ils sont en phase avec notre prévisionnel », se réjouit Alain Le Floch, directeur général de Terrena. Plus précisément, le groupe clôture cet exercice avec un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros (+ 242 M€), un Ebitda de 137 millions d’euros (+ 25 M€) et un résultat net de 12,5 M€ (+ 10,4 M€). « 95 % de nos activités ont progressé », précise le DG.

Abattoirs au ralenti, investissements légèrement réduits

Malgré cela, le groupe, qui a investi 110 M€ l’an dernier, reste sur ses gardes.

Après l’impact du Covid et celui de la guerre en Ukraine, il doit faire face aux conséquences très préoccupantes de la grippe aviaire. « L’épidémie touche la quasi-totalité de nos 900 producteurs, précise Alain Le Floch. Depuis la semaine dernière, cinq de nos six abattoirs tournent à 30 % de leur capacité, ils seront à 10-20 % la semaine prochaine. 1 600 salariés sont en activité partielle et nous n’envisageons pas de retour à la normale avant la fin de l’année. »

Dans ce contexte agité, la coopérative annonce avoir « légèrement » réduit ses investissements depuis le début de l’année. Quelques-uns ont été différés. Pour autant, ses dirigeants l’assurent : « Nous ne remettons pas en cause notre trajectoire, notre niveau d’endettement, qui est bas, nous le permet. »

Créer de la richesse localement

Structurée dans le cadre de « Terrena 2030 », cette trajectoire avait été présentée aux adhérents en juin 2021. Elle fait la part belle aux filières d’excellence, à la complémentarité entre élevages et cultures, tout en recherchant la performance économique et la satisfaction des adhérents.

« Nous sommes dans une logique qui vise à recréer de la richesse sur notre territoire. Tous les enjeux que soulèvent les crises actuelles, comme la souveraineté alimentaire ou la transition écologique, sont au cœur de Terrena 2030 », rappelle Olivier Chaillou, président du groupe coopératif.

Anne Mabire