Le commerce équitable dit « Nord-Nord » fait son chemin pour proposer des garanties de rémunération plus justes pour les producteurs occidentaux. C’est dans ce contexte que la coopérative les Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) et Max Havelaar France ont annoncé, jeudi 5 mai, lancer à partir de fin mai des produits labellisés « commerce équitable » intégrant la labellisation du lait au côté de celles de la vanille et du sucre de canne.

Les premiers produits estampillés seront le fromage blanc à la vanille (photo) et le fromage blanc sucré, qui représentent un potentiel de départ de 350 t de produits transformés vendus par an, soit un équivalent de 700 000 l de lait brut. Ce lancement est l’une des toutes premières concrétisations de l’élargissement de la certification de commerce équitable de Max Havelaar aux producteurs français.

Une mise en lumière

« Avec l’association du sucre et de la vanille équitables, tout le monde s’y retrouve, ici et là-bas. Les attentes d’un paysan, qu’il soit à Madagascar ou en Normandie, sont absolument les mêmes, vivre dignement de son métier et être fier de son produit », souligne Noël Datin, éleveur laitier et vice-président de MLC. « La certification Fairtrade/Max Havelaar est un levier complémentaire pour mettre en lumière et mieux valoriser l’engagement des producteurs dans des démarches bénéfiques pour leurs territoires et les consommateurs », complète Guillaume Fortin, directeur général de MLC.

Installation des jeunes

Selon les partenaires, la méthode de certification du lait équitable (également disponible pour le blé) est inédite en France. Elle prend notamment en compte les différences de territoires et de rendement des sols avec un objectif chiffré de revenu pour l’agriculteur. « Cette approche par la fragilité territoriale et l’éligibilité des jeunes installations contribueront au maintien de l’activité agricole dans les territoires en déprise », espèrent les partenaires. « La traditionnelle prime de développement aidera, dans l’Hexagone, à lutter contre la déprise agricole, la détresse sociale, ou servira à investir dans la transition écologique », expliquent-ils.

Alexis Dufumier
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