En 2019, l’« écosystème » Adivalor a collecté près de 80 000 t d’emballages et plastiques agricoles usagés, recyclés à près de 90 %, malgré les difficultés actuelles liées à l’arrêt des importations de plastiques usagés par la Chine.

Au tour des emballages d’hygiène animale

Alors qu’aujourd’hui, les taux de collecte tournent autour de 70 % (85 % pour les programmes les plus anciens), Adivalor vise un taux de collecte moyen de 90 % d’ici 2030. « Même si la France est probablement l’agriculture la plus en pointe sur ce sujet dans le monde, nous avons des territoires, notamment dans le grand quart Sud-Est, où nous devons progresser », a enjoint Pierre de Lépinau, DG d’Adivalor.

Adivalor planche également sur l’élargissement des solutions de collecte (produits de biocontrôle, films de voilage, chiffons de nettoyage des mamelles…) et démarrera au 1er janvier 2021 la collecte des emballages d’hygiène animale, en particulier dans les filières porcines et avicoles. Cette initiative est placée sous le leadership de La Coopération agricole, « qui souhaitait avancer vite sur ce sujet », précise Pierre de Lépinau. L’écocontribution est fixée à 0,04 € HT par kilo ou litre de produits vendus.

Trois unités de recyclage à venir

Dans le domaine du recyclage des plastiques, très chahuté, et où « nous manquons de capacité en France », Adivalor a annoncé trois projets : une unité de recyclage des big bags d’engrais, une unité de recyclage des filets balles rondes en 2022, ce qui serait « une première mondiale », ainsi qu’une unité de recyclage des films de paillage, très difficiles à recycler. Prévu pour être opérationnel au 2e semestre 2021, ce projet est porté par la société Euro Plastique et devrait voir le jour aux alentours de Montpellier.

Adivalor déplore également le manque de débouchés pour incorporer les plastiques recyclés, tout en rappelant que « les industriels ont fixé l’objectif en 2019 d’incorporer 25 % de matières premières recyclées dans les produits plastiques agricoles d’ici 2025 ». Il reste enfin toujours à améliorer la préparation des déchets au niveau de l’exploitation agricole, souligne l’organisme.

Renaud Fourreaux
Contenu réservé aux abonnés Agrodistribution
pour vous connecter et poursuivre la lecture
23%

Vous avez parcouru 23% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à Agrodistribution
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Profitez de notre progressive web app
  • > Recevez les 4 newsletters
  • > Recevez 1 numéros chez vous
J'en profite !