« C’est parce qu’en 2017, nous avons créé la Digistation, projet qui vise à proposer un socle numérique générique aux métiers de l’expérimentation, pour toutes nos stations expérimentales, que l’idée a germé de regrouper ici, à Villers-Saint-Christophe, l’ensemble de nos équipes en Hauts-de-France, soit 30 ingénieurs et techniciens », a expliqué Franck Wiacek, directeur des opérations régionales de l’institut technique, lors de l’inauguration de la nouvelle station d’Arvalis, le 16 septembre.

Des essais sur 30 ha

Le site de Villers-Saint-Christophe, qui était dédié jusqu’à présent uniquement aux pommes de terre, accueille désormais aussi les recherches et les expérimentations en céréales à paille, maïs et lin, espèces qui étaient travaillées depuis 1991, à Estrées-Mons, dans la Somme. L’institut technique a investi 2,5 M€ pour agrandir ses locaux et construire des bureaux sur un terrain de 20 000 m2 auquel il faut ajouter 30 ha d’essais en petites parcelles.

« Implantée dans une région d’excellence pour l’agriculture, par ses sols et son climat, cette station, qui constitue l’une des principales des 27 stations d’Arvalis, est un véritable terreau pour innover », a souligné François Jacques, secrétaire général de l’institut technique. Pour preuve, les 25 projets de recherche collaboratifs auxquels la station participe, et les cinq axes majeurs de recherche et développement que ses responsables se sont fixés.

Cinq axes de recherche

« Nous travaillons essentiellement sur la physiologie et la génétique des plantes pour répondre aux enjeux de changement climatique, détaille Antoine Bray, directeur de la région Hauts-de-France chez Arvalis. Le deuxième axe de recherche est celui de l’agronomie et de la connaissance des sols, pour préserver leur fertilité. Nous nous focalisons aussi sur la fertilisation et la protection des cultures, afin d’adapter les productions aux marchés tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles ; sur le stockage et la conservation des pommes de terre ; ainsi que sur le développement des technologies et du numérique pour accélérer le processus d’innovation. »

Blandine Cailliez