Un an après le lancement de sa feuille de route agroécologique à l’horizon 2030, BASF a fait un premier point de son avancement au cours d’une conférence de presse digitale le 1er juin.

Pour rappel, cette feuille de route est structurée autour de cinq piliers qui sont l’accompagnement des agriculteurs dans la transition agroécologique par le développement de nouveaux itinéraires techniques, la coconstruction de cette stratégie agroécologique avec ses partenaires, la réduction des intrants par l’innovation, la réduction des impacts des produits phytosanitaires et le rayonnement de sa vision de l’agroécologie.

Des résultats très concrets

« Cette transition agroécologique, depuis le lancement de notre feuille de route il y a un an, s’est faite de façon très réelle avec des résultats très concrets », s’est réjoui Nicolas Kerfant, directeur général de BASF.

La société a notamment annoncé que 36 % des hectares de colzas associés ont été désherbés avec au moins une solution BASF en 2020. Avec un objectif de couverture de 20 % des hectares de colza associé à l’horizon 2025, BASF dépasse d’ores et déjà son objectif. Toujours pour le colza, BASF a observé une baisse de 22 % de l’IFT herbicide dans des itinéraires innovants intégrant des plantes de service, ce qui correspond a un état d’avancement de 73 % par rapport à l’objectif de 2025. Pour le blé, l’intégration de son fongicide à base de Revysol dans des programmes de protection a permis de réduire l’IFT fongicide de 14 % en comparaison des autres solutions.

6,2 % de son CA avec le biocontrôle

En ce qui concerne les objectifs de coconstruction, BASF révèle avoir mis en place 11 partenariats stratégiques, contre 5 prévus d’ici 2025. Ils ont notamment été noués avec des écoles d’ingénieur, deux laboratoires de recherche ou encore quatre start-up françaises spécialistes du biocontrôle, afin d’accélérer le développement et le déploiement de solutions innovantes pour construire l’agriculture de demain.

Dans le cadre de son 4e pilier, visant la réduction de l’impact des produits phytosanitaires, BASF s’est fixé pour objectif que les solutions de biocontrôle représentent 10 % de son chiffre d’affaires à l’horizon 2025 et 15 % en 2030. « Nous avons atteint 6,2 % fin 2020, souligne Jean-Marc Petat, directeur agriculture durable. Aujourd’hui, BASF est le numéro deux en valeur du marché avec 12,2 % du marché hors cuivre. »

Un sixième pilier ajouté

En 2021, BASF souhaite également renforcer son engagement pour le climat et a ainsi intégré un sixième pilier visant la neutralité carbone à sa feuille de route agroécologique. « À l’échelle du groupe, notre volonté est de réduire de 25 % les émissions de CO2 à l’horizon 2030, explique Nicolas Kerfant. BASF va investir la somme astronomique de 4 Mds€ pour accompagner cette transition, car nous visons la neutralité carbone d’ici 2050. »

Pour la France, BASF s’est notamment fixé l’objectif de réduire les émissions de CO2 de 30 % par tonne de récolte produite d’ici 2030 grâce au développement de solutions innovantes pour les agriculteurs. « Pour y arriver, nous devons activer quatre leviers qui sont le digital, la technologie blé hybride, les inhibiteurs d’uréase et l’utilisation de produits de protection des plantes innovants », souligne Jean-Marc Petat.

Autre chantier pour cette année 2021, le comité de parties prenantes annoncé en mai 2020 devrait être lancé en septembre prochain. Composé d’acteurs du monde agricole, tels que des instituts de recherche ou des acteurs de l’aval, mais aussi des ONG, ce comité permettra de challenger la stratégie agroécologique de BASF et ses résultats.

Lucie Petit