Soucieux de valoriser en circuit court ses coproduits et de proposer des solutions de nutrition animale économiques pour les éleveurs, Tereos a lancé en 2018, sous forme de prestation de service, le mélange Pulp’Mix.

« Il s’agit d’un mélange à la carte, à base de pulpes de betteraves, de fourrages produits sur l’exploitation sous forme d’ensilage de maïs et d’herbe, par exemple, et d’autres ingrédients, comme les pulpes de pommes de terre, la luzerne déshydratée, les drèches ou les solubles de blé, présente Mélanie Blondiaux, responsable nutrition animale chez Tereos. Aujourd’hui, la nutrition animale représente 8 % du chiffre d’affaires de la coopérative, et parmi nos 12000 adhérents, 3 500 sont éleveurs. Notre ambition est de proposer en direct aux éleveurs des solutions à base des coproduits de nos différentes industries, sucrerie, amidonnerie, féculerie et déshydratation de luzerne. »

Un service de la coopérative

La formule proposée par Tereos est adaptée à chaque exploitation. « Nous rencontrons l’éleveur pour réaliser un diagnostic de l’alimentation du troupeau, détaille Julien Duponchel, technico-commercial élevage chez Tereos. La ration est ensuite élaborée en partenariat avec le nutritionniste de l’éleveur, nous-même et, éventuellement, un conseil extérieur comme le BTPL. »

Pour la réalisation du Pulp’Mix, Tereos rassemble toutes les matières premières sur l’exploitation et assure le mélange de l’ensemble grâce à une mélangeuse de grande capacité. « Le tout est stocké comme un ensilage, dans le silo de l’agriculteur, et bâché, ajoute le TC. Cette prestation revient à l’éleveur 8 €/tonne. »

Réduction des émissions de méthane

« En plus d’améliorer l’efficacité alimentaire de la ration, de faire gagner du temps au quotidien pour la distribution de la ration, de simplifier le stockage et de diversifier la ration, nous avons découvert que Pulp’Mix réduisait aussi les émanations de méthane des bovins », souligne Mélanie Blondiaux, qui a confié une étude sur le sujet à Rémy Delagarde, ingénieur de recherche à l’Inrae du Rheu (Ille-et-Vilaine).

« Il s’avère qu’à masse corporelle et production de lait équivalentes, les troupeaux consommant Pulp’Mix émettent 7,4 % de méthane en moins par vache et 9,3 % en moins par litre de lait, par rapport à ceux qui consomment les mêmes ingrédients non mélangés au préalable, indique-t-elle. Cette valeur est d’autant plus intéressante que le méthane a un potentiel de réchauffement global 28 fois supérieur à celui du CO2 ». L’étude s’est appuyée sur une expérimentation de 100 jours, avec deux groupes de 11 vaches laitières.

Blandine Cailliez
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