Après avoir mené un premier projet pilote avec Intercéréales, en 2020, puis un second avec C’est qui le patron ?! en 2021, le GIE CRC a décidé de lancer sa propre plateforme de traçabilité, Traça-Blé, basée sur la technologie blockchain et destinée à être déployée auprès de ses adhérents. Ce projet « pour aller encore plus loin dans la réassurance » est développé avec la société Crystalchain et bénéficie de la labellisation Vegepolys Valley.

Des indicateurs de performance environnementale

L’outil servira à la fois au consommateur, qui pourra accéder à des informations grâce à un QR code, mais aussi aux adhérents qui pourront avoir accès aux données ainsi qu’à des indicateurs, notamment de performance environnementale. « Pour chacun des opérateurs, on ira travailler les indicateurs afin de leur proposer un tableau de bord pour qu’ils puissent valoriser les données », informe Anne Pigeyre, responsable digitale et traçabilité blockchain chez CRC, arrivée depuis 15 jours dans la structure, et auparavant responsable des projets digitaux au service marketing d’Axéréal.

« L’objectif est que la plateforme soit opérationnelle au début de l’automne », poursuit-elle. Une dizaine d’adhérents, dont deux OS, se sont déclarés à ce jour pour y participer. Ce projet concerne à ce stade uniquement le blé, mais a vocation de tracer l’ensemble des céréales sous cahier des charges CRC. L’outil sera payant, à travers un abonnement, mais « nous avons été attentifs à ce que l’outil réponde aux besoins concrets des utilisateurs », fait savoir Marc Bonnet, DG du GIE CRC.

Crédits carbone : « Nous visons le million d’hectares »

Par ailleurs, « nous envisageons à partir de cette plateforme de créer une place de marché d’échanges de crédits carbone pour 2024-2025, annonce Marc Bonnet. Notre ambition est de couvrir le périmètre du GIE, actuellement 100 000 ha, mais nous visons le million d’hectares de céréales produites en France à destination de l’alimentation humaine, en étudiant la possibilité de recourir à des financements extérieurs pour contribuer à cette dynamique de décarbonation et donc d’avoir une place de marché ouverte à d’autres acteurs en marque blanche. »

Renaud Fourreaux
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