Jeudi 16 juin, 15 h, siège du négoce GN Solutions à Réguiny (Morbihan). Olivia Mahoudo, responsable qualité, s’affaire avec sa collègue Hélène Delbreil, conseillère environnement, autour des attestations à envoyer aux trente-sept exploitations agricoles qui ont réussi avec brio l’audit pour le niveau 2 de la certification environnementale.

Peu de temps auparavant, une fois le dernier audit d’exploitation réalisé le 3 juin, l’organisme certificateur Certis avait délivré la certification, annexée de la liste des trente-sept fermes concernées, au négoce enregistré comme structure collective porteuse de la démarche. C’est donc à celui-ci qu’il revient ensuite de délivrer son attestation à chacune des exploitations.

Un arrêté d’équivalence en décembre 2021

Ces fermes sont suivies par GN Solutions ou par Demeuré et sa filiale Bonenfant rachetés en 2020. Les trois structures, pilotées distinctement par Frédéric Gaudin, dirigeant de GN Solutions, sont impliquées ensemble dans cette démarche collective de certification s’appuyant sur un cahier des charges qui leur est propre et intitulé GBDS, Global BioDiversité Solutions.

Ce cahier des charges, fonctionnel depuis janvier 2021, a obtenu l’équivalence du niveau 2 de la certification environnementale par un arrêté publié le 8 décembre 2021. « Nous sommes ensuite vraiment entrés dans la phase de certification en janvier dernier », relate Olivia Mahoudo.

Le niveau 2, basé en partie sur du documentaire, tels le registre phyto, les plans de fumure et de fertilisation déjà existants, est assez facilement accessible. « Il reste à ajouter le volet biodiversité qui reprend les IAE (infrastructures agroécologiques) comme les haies, bosquets, jachères fleuries, ruches, nichoirs à oiseaux », continue Hélène Delbreil.

Une demande d’Ardo, industriel légumes surgelés

La motivation pour cette démarche collective est multiple. D’une part, les dispositions de la loi EGalim pour la restauration hors foyer jouent en faveur de ce type de certification. D’autre part, certaines exploitations suivies par les trois structures ont un atelier légumes en complément de leur activité polyculture-élevage (lait ou porc ou volaille).

Or leur client aval, Ardo, spécialisé dans la surgélation, « a demandé cette année à aller vers la certification environnementale niveau 2, précise Olivia Mahoudo. Cependant, nous avions anticipé à la suite de l’intérêt porté par certains agriculteurs pour les grandes cultures. »

Ce logo va être proposé aux exploitants faisant de la vente directe pour qu’ils puissent l’apposer sur leurs produits.

Sensibiliser d’autres exploitations

Par ailleurs, des exploitations se diversifient également dans la vente directe. Un logo propre à cette certification a été d’ailleurs créé pour leurs produits. Enfin, certains exploitants souhaitent se diriger vers le niveau 3, la HVE, pour aller plus loin en termes d’environnement et de valorisation.

« Nous allons continuer à communiquer pour emmener d’autres exploitations dans cette dynamique, notamment en légumes », conclut Olivia qui réalise avec trois autres collègues, dont Hélène, les audits des exploitations engagées dans la démarche, après avoir suivi une formation spécifique. Certis en audite quelques-unes (la racine carrée du nombre total de candidates), une fois que l’audit de l’équipe de la structure collective porteuse est terminé.

Hélène Laurandel