« Notre objectif, c’est de créer du lien entre des gens qui habitent l’un à côté de l’autre et qui ont besoin l’un de l’autre, résume Mickaël Murail. Sans colza, pas de miel, et sans abeilles, pas de colza. » Le responsable collecte de Cosset a présenté le 28 avril l’initiative du négoce pour réunir agriculteurs et apiculteurs.

Elle s’inscrit dans la démarche Vert l’avenir lancée par le négoce agricole Centre-Atlantique (Naca), pour communiquer positivement sur l’agriculture. « Nous voulons aussi montrer que les agriculteurs sont très sensibles au sujet, au-delà de l’agribashing que l’on peut entendre », ajoute Mickaël Murail.

Un objectif de cinq ruches par commercial

En pratique, les ruches connectées Optibee sont mises à disposition par Bayer. Elles mesurent le poids de la ruche, la température extérieure et la pluviométrie. L’apiculteur vient renseigner des informations complémentaires comme l’essaimage. Traitées par une application, ces données permettent de connaître les habitudes des abeilles, leur heure de sortie, de rentrée… Des informations précieuses pour les traitements phytosanitaires.

Pour autant, « ce n’est pas un OAD, insiste Mickaël Murail. Il y a une loi pour traiter en dehors des heures de butinage, il faut la respecter. » Pour l’instant, une ruche a été installée chez un agriculteur client de Cosset. L’objectif à trois ans est de 25 ruches, « ce qui fait cinq ruches par commercial du négoce. C’est bien car c’est du travail d’animation », justifie Mickaël Murail.

« Facilitateur de rencontres »

Pour Bayer, l’installation de ruches connectées à travers le territoire permet de constituer un réseau pour massifier les données. Au bout d’un an, Cosset organisera une réunion avec les agriculteurs et les apiculteurs impliqués, pour parler vie de la ruche, mais aussi intérêt des colzas associés pour réduire les traitements, etc.

« Il y a plein de conversations à engager », appuie le responsable collecte, qui définit le rôle du négoce comme « facilitateur de rencontres ». Il ajoute : « Il n’y a aucun business derrière. C’est vraiment par conviction, on apporte notre pierre à l’édifice. »

Marion Coisne