2021 a conforté la place d’Oqualim dans la sécurité sanitaire de la chaîne alimentaire sur les deux versants de son activité. La restitution des activités et des résultats des plans de surveillance de l’association qui a eu lieu le 5 mai 2022 à Paris, le confirme. En effet, ce sont désormais plus de 95 % des aliments pour animaux fabriqués en France qui le sont dans l’un des 303 sites certifiés selon le référentiel de certification de la nutrition animale (RCNA).

Pression de contrôle élevée grâce à la mutualisation

La représentativité est également plus que largement assurée dans le plan de surveillance mutualisé qu’elle gère. 129 entreprises y participent pour leurs 257 sites de fabrication d’aliments complets (94,7 % de la production nationale) et 49 entreprises d’aliments complémentaires et de prémélanges pour leurs 62 sites (la quasi-totalité de la production française).

Il faut y ajouter les plans spécifiques : Socle technique non OGM (268 sites), Bio (21 entreprises pour 24 sites, soit 90 % de la production nationale) et Aliments d’allaitement (6 entreprises assurant 92,4 % de la fabrication en France). La mutualisation permet d’assurer une pression de contrôle élevée sur des éléments nombreux.

Quelques résidus de pesticides à suivre

Sur les seuls résidus de pesticides, 576 analyses ont recherché plus de 200 molécules dans les matières premières et les aliments finis. Un seul échantillon a été qualifié de non acceptable, une paille de blé contenant des résidus de bixafen. La question du facteur de transformation entre le blé et la paille n’étant pas déterminée par la réglementation, le niveau de contamination fait toutefois débat entre le fournisseur (qui applique le facteur 20 du codex alimentarius) et Oqualim qui a retenu le facteur 4 dans son analyse de risque.

Pour les produits phytosanitaires, 30 échantillons, tout en étant conformes, sont à surveiller, majoritairement pour des présences d’insecticides de stockage et de synergisants sur céréales, issues, coproduits, et des contaminations croisées sur des graines oléagineuses (organophosphorés, pyréthrinoïdes, PBO). En 2021, la crise de l’oxyde d’éthylène se traduit par une surveillance également mutualisée en 2022.

Yanne Boloh