« Nous disposions jusqu’à présent dans la zone de Nord, de quatre sites de recherche, à Premesques, La Chapelle-d’Armentières, Beuvry-la-Forêt et Frelinghien, explique François-Olivier Cailleau, directeur général adjoint de RAGT semences. Nous avons décidé de regrouper le tout sur un seul et même site. » C’est ainsi que la station d’Annœullin, à 15 km au sud de Lille, a vu le jour.

© RAGT SEMENCES

Un investissement de 7 M€

La huitième station de recherche de l’entreprise semencière en France, 17e en Europe, est implantée sur un terrain de 2,5 ha, avec 8 000 m2 couverts, dont 3 400 m2 de serres. Elle accueille également plusieurs laboratoires, dont un laboratoire d’haploïdisation. Le semencier a investi dans cette nouvelle station 7 M€, sans compter les équipements.

© B. CAILLIEZ

Consacrée principalement aux céréales à paille, et en particulier au blé tendre et à l’orge, au colza et aux fourragères, la station s’appuie sur 40 salariés permanents et 60 saisonniers. Cette année, 15 000 parcelles d’essais toutes espèces confondues, dont la moitié en bas niveau d’IFT, ont été mises en place sur 170 ha de sélection et d’expérimentation, en partenariat avec une vingtaine d’agriculteurs, dans un rayon de 10 km.

Un apporteur de solutions

« Notre volonté est d’apporter des solutions aux agriculteurs, ajoute le DGA de RAGT semences. Notre stratégie repose pour cela sur trois axes : le fait d’être une entreprise multi-espèces, avec pas moins de 32 espèces différentes sélectionnées ; qui s’appuie de plus en plus sur les données pour accélérer la sélection ; et française, avec 85 % de notre programme de production de semences réalisé sur le territoire français. »

RAGT semences a profité de cette inauguration pour accueillir sur la station sa plateforme culturale, InnovTech RAGT 2021, consacrée aux céréales, espèces hybrides et couverts.

Parmi les solutions innovantes présentées sur la plateforme culturale InnovTech RAGT 2021, les distributeurs ont pu découvrir ou échanger sur les blés résistants à la jaunisse nanisante de l’orge, les Greenpacks de colza, les semis de maïs à 40 cm et fortes densités, les couverts résistants aux nématodes ou capables de réduire la pression maladies des oléagineux, les solutions de méthanisation… En attendant l’arrivée des premiers hybrides de blé, à une échéance de 5 à 6 ans.

Blandine Cailliez