À son tour, Saint Louis Sucre a annoncé son intention d’augmenter ses contrats en betterave à hauteur de 2 000 ha. Précédemment, le 14 octobre, Cristal Union avait déclaré faire emblaver 7 000 ha de betterave supplémentaires en 2022.

C’est lors de deux réunions d’information, qualifiées d’exceptionnelles, les 5 et le 12 novembre derniers avec ses planteurs du secteur du Neubourg (Eure), que Saint Louis Sucre a effectué cette annonce faisant partie de sa stratégie industrielle et betteravière qu’il a retracée lors de ces temps forts.

Une ferme et une usine pilotes

Saint Louis Sucre a affirmé également s’engager sur un prix minimum garanti pour 100 % des betteraves (soit 400 €/t de sucre). Au-delà, « le prix des betteraves sera indexé sur le prix de vente du sucre, selon une grille transparente figurant dans le contrat », explique le communiqué de presse en date du 10 novembre.

Afin de mieux accompagner toute cette production vers des pratiques agricoles et durables, une ferme pilote de 80 ha va être dédiée à ces pratiques sur Étrépagny, dans l’Eure. Et d’ailleurs, l’usine du sucrier qui est sur cette commune normande sera également pilote pour le déploiement de la stratégie « Excellence en maintenance et digitalisation ». Et ce, grâce au soutien financier du groupe Südzucker.

25 % de CO2 en moins en six ans

Face à la hausse des cours, l’optimisme était au rendez-vous pour le président de Saint Louis Sucre, François Verhaeghe, et le directeur betteravier, Thomas Nuytten, qui ont présenté également leur stratégie industrielle. « Avec deux usines parfaitement complémentaires, l’une en Normandie (Étrépagny) et l’autre en Picardie (Roye), dans lesquelles plus de 25 M€ ont été investis au cours des deux dernières années, Saint Louis Sucre dispose d’un outil industriel performant avec la saturation des usines et des campagnes de 135 jours », affirme le président.

Les installations ont pu ainsi être modernisées et les consommations d’énergie réduites. « Au cours des six dernières années, les émissions de CO2 à la tonne de sucre cristallisé ont été réduites de 25 % », avance Thomas Nuytten.

Hélène Laurandel
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