Les pluies affectent l’état des cultures
Le dernier rapport Céré’Obs révèle des conditions de cultures dégradées dans certaines régions françaises, notamment les plus touchées par les intempéries.
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Le couperet est tombé. Après plusieurs semaines d’intempéries, FranceAgriMer a dégradé les chiffres de ses observations de culture. Dans son rapport Céré’Obs publié le 20 février, le deuxième depuis la trêve hivernale, l’organisme fait passer les conditions de culture « bonnes » à « très bonnes » du blé tendre de 91 à 88 %. En orge d’hiver, le chiffre perd 4 points à 84 %, contre 88 % une semaine auparavant. Il est à noter que ces chiffres se rapportent à la semaine se terminant le 16 février, de nouvelles dégradations peuvent donc s’envisager compte tenu des conditions climatiques encore difficiles dans certaines régions.
« On ne mesure pas encore l’ampleur »
Car si ces dégradations sont modestes à échelle nationale, elles sont bien plus marquées localement. En Occitanie par exemple, les blés en bonnes conditions chutent de 19 points à 62 % sur une semaine, tandis que les orges sur ce critère perdent 14 points à 68 %. Autre région particulièrement impactée, le Centre-Val de Loire, où les blés en bonnes conditions chutent de 7 points à 70 %.
Pour les Pays de la Loire où plusieurs secteurs sont encore sous l’eau, les blés en bonnes conditions passent de 95 à 87 % et les orges de 93 % à 88 %. « Nous avons des plantes qui visuellement jaunissent, ce qui traduit déjà une certaine souffrance. Et les racines qui sont toujours dans l’eau aujourd’hui, ce ne sont évidemment pas les conditions les plus optimales », témoigne, auprès d’Agrodistribution, Alain Dutertre, responsable de la station de recherche et d’expérimentation Arvalis de La Jaillière (Loire-Atlantique). « Les conditions vont s’améliorer progressivement, mais avec des dégâts dont on ne mesure pas encore l’ampleur parce qu’il faut attendre le ressuyage des sols », complète-t-il.
Du retard pour les cultures de printemps ?
L’autre fait notable de ce rapport, c’est l’avancée timide des travaux de semis d’orge de printemps. Sur une semaine, la progression stagne à 30 %, soit un point sous la moyenne quinquennale. Un chiffre toutefois bien au-dessus du 21 % de l’année 2025 à même époque. De nouveau, certaines disparités apparaissent selon les régions. Bourgogne-Franche-Comté campe à 12 % des surfaces semées, loin de sa moyenne quinquennale de 43 %, mais surtout sous les 22 % de l’année dernière pourtant exceptionnellement bas. Autre région dans ce cas, la Nouvelle-Aquitaine, qui a emblavé 67 % de ses surfaces, sous les 74 % d’il y a un an.
Pour rappel, Arvalis fixe la meilleure fenêtre de semis pour les orges de printemps entre le 15 février et le 15 mars à l’échelle nationale. En Poitou-Charentes, région intégrée à la Nouvelle-Aquitaine, le temps presse davantage et la meilleure fenêtre de semis se clôturait au 15 février.
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