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Nutrition animale : les fabricants raisonnablement optimistes

Mathieu Pacton, acheteur chez Huttepain Aliments, François Bloc, directeur nutrition animale chez NatUp, et Arnaud Wieczorek, directeur d'Euronutrition (groupe CCPA), jeudi 29 janvier, lors des rencontres de la nutrition animale.

Même si la géopolitique pèse sur leur amont comme sur leur aval, les fabricants d’aliments pour animaux français se montrent raisonnablement optimistes, tant en volume qu’en potentiel de croissance.

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Après une croissance de 1,2 % en volume en 2025, à 19,7 Mt, la nutrition animale française s’estime capable d’atteindre 20 Mt en 2026, soulignent les trois syndicats nationaux. L’Afca-Cial, La Coopération agricole Nutrition animale et le Snia organisaient ensemble leurs premières rencontres de la nutrition animale, jeudi 29 janvier, à Paris.

Besoin de reconnaissance

Une occasion de montrer à leur environnement (interprofessions amont, aval, administration…) leurs actions communes au sein de structures comme Oqualim (qualité des matières premières, certification), Duralim (durabilité des matières premières) et les outils qu’ils développent en pré-concurrentiel (mesure de l’empreinte carbone) et qu’ils aimeraient voir mieux intégrés dans les démarches filières comme Cap’2Er.

« Nous avons besoin que l’administration comme les interprofessions reconnaissent notre rôle à l’interface des productions végétales et animales pour soutenir notre compétitivité au service de la souveraineté alimentaire », expose François Bloc, directeur de la nutrition animale chez NatUp.

Alimentation de précision, IA…

« Notre secteur a beaucoup d’atouts et conduit beaucoup d’initiatives en termes d’innovations, lesquelles sont aussi reconnues à l’international », pointe Arnaud Wieczorek, directeur d’Euronutrition (CCPA). Et de citer l’alimentation de précision, grâce non seulement à la connaissance analytique des matières premières, mais aussi aux retours d’informations sur les animaux : « Nous embauchons, par exemple, des data scientists pour rendre intelligentes les données collectées en élevage. »

Autre exemple, le recours à l’intelligence artificielle dans les usines : « Elle permet de réduire le risque de pannes grâce à la maintenance prédictive », illustre Mathieu Pacton, acheteur chez Huttepain Aliments.

Toutefois, les risques géopolitiques restent majeurs. Et si 73 % des matières premières sont sourcées en France, 44 % des matières premières riches en protéines sont importées. En outre, l’Union européenne dépend de la Chine pour de nombreux additifs, dont certaines vitamines et acides aminés.

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