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Duralim : le Manifeste de soja non déforestant affiche sa réussite

97;5 % du soja importé en France est considéré par l'observatoire Duralim comme sans risque de déforestation ou de conversion.

Pour ses dix ans, Duralim, l’association engagée pour la durabilité de la nutrition animale française, a chiffré l’impact positif du Manifeste pour un soja durable signé par les fabricants en 2022. L’objectif de zéro déforestation est en vue.

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Pour la campagne 2023-2024, la part de soja importé en France à risque de déforestation ou de conversion affichait 2,5 %, selon l’observatoire Duralim. Il était de 7 % lors de la création de cet observatoire des flux de soja en 2020. Patricia Le Cadre, directrice du Céréopa, en présentait les résultats, jeudi 12 mars, lors de l’assemblée générale des dix ans de l’association.

20 000 ha en risque

Sur les 12 filières animales suivies par l’observatoire (animaux de rente), ces 2,5 % potentiellement à risque représentent environ 70 000 t, soit la production de 20 000 hectares. Ce qui équivaut à 0,04 % des surfaces récoltées au Brésil par exemple. Les filières les plus potentiellement à risque restent les volailles, en raison de leurs besoins en protéines concentrées.

À la vue des tendances enregistrées par l’observatoire depuis cinq ans, les campagnes 2024-2025 et 2025-2026 devraient confirmer que l’industrie de l’alimentation animale française a bien atteint son objectif de 0 % de soja issu de la déforestation ou de la conversion des terres pour les signataires du Manifeste « zéro déforestation importée ».

Forte croissance du soja importé avec un certificat

Les fabricants d’aliments qui se sont engagés volontairement dans ce sens ont fait évoluer leurs pratiques d’achat : en 2019-2020, seuls 9,6 % des volumes de soja importés l’étaient du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay) avec un certificat. Ce chiffre est monté à 58,1 % en 2023-2024 : la majeure partie de ces volumes (81 %) le sont en mass balance contre 19 % de soja ségrégé (avec traçabilité à la parcelle).

Le reste (41,9 %) des importations françaises de soja (lesquelles totalisent environ 3 Mt au total) provient à 9,4 % du Brésil et d’Argentine, cette fois-ci sans preuve de traçabilité (néanmoins considéré à faible risque), à 11 % de pays non exposés à la déforestation (notamment pour les filières non OGM et bio), à 19 % de l’Union européenne (à faible risque) et enfin à 2,5 % de zones potentiellement exposées à la déforestation/conversion (où il n’y a pas de garantie en tout cas).

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