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Dossier Des plans silos disparates

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Des plans silos disparates
A. Richard

Les coops et négoces de la région segmentent leur marché avec de plus en plus de filières. Le maillage territorial des silos se stabilise.

Aujourd’hui en région Centre Val de Loire, la segmentation des marchés est à l’ordre du jour pour bon nombre d’organismes stockeurs. De nombreuses filières spécifiques voient le jour. Au nord du Loiret, la coop de Boisseau atteint les 88 % de ses blés en CRC, sa voisine Puiseaux, 75 % en blés de force. Boisseaux s’est aussi lancée dans un pilote « sans résidus de pesticide » et a embauché une personne pour suivre les cahiers des charges de ces filières.

Le négoce Pissier, en Loir-et-Cher, est lauréat du plan de relance pour sa filière oisellerie. Avec trois autres négoces, ils sont en voie d’obtenir la certification conformité produit pour cette filière. Agropithiviers (Loiret) a développé la filière bio, en parallèle des filières HVE et CRC. Au siège, un silo a été rénové pour collecter 4 300 t de céréales bio et deux silos (2 fois 12 000 t) devraient être construits avec des petites cellules, pour alloter des cultures de niches (sorgho, soja…).

Les stratégies d’investissement dans les silos sont très disparates selon les OS. En Eure-et-Loir, la Scael a quasiment fini son « plan silo ». Elle a analysé les coûts avec une vue analytique des transferts, de l’énergie et de l’entretien. Quelques silos ont été fermés. Au total, elle a réalisé 1 M€ d’économie. La coop de Puiseaux a construit un stockage à plat de 9 000 t près du siège. Néanmoins, elle incite toujours les adhérents au stockage à la ferme. 30 % de la collecte est déjà réalisée ainsi.

Une centaine de silos fermés

Dans l’ouest du Loiret, la Caproga continue de construire des silos. Son nouveau site, à Saint-Hilaire-sur-Puiseaux (24 000 t – 8 M€), était opérationnel à la moisson. Le site de Châteaurenard sera agrandi avec la construction d’une nouvelle cellule de stockage d’une capacité de 4 000 t et une plate­forme de stockage de céréales a été construite dans la Nièvre. « C’est peut-être à contre-courant du contexte général, mais nous misons sur la proximité avec nos adhérents, avec un maillage assez serré. En 2022, nous allons investir dans un magasin d’appro », indique le directeur, Sébastien Marty. À contre-courant… d’Axéréal. Le groupe avait prévenu qu’il fermerait une centaine de silos en 2021, c’est chose faite, en grande majorité. Selon plusieurs dirigeants de coopératives et de négoces voisins, ces fermetures de silo leur ont permis de gagner des parts de marchés. Le plan de suppression de 220 postes chez Axéréal doit se prolonger jusqu’en juin 2022. « C’est compliqué car c’est une réorganisation globale. Avec la moisson très intense cette année, les équipes sont surchargées », prévient Philippe Eloi, secrétaire du CSE. En quatre ans, l’effectif d’Axéréal (métier du grain) a diminué de 150 personnes.

Investir dans des bureaux

En marge de sa distillerie pour le lavandin et de ses bassins de démonstration pour la pisciculture, la Scael investit. Non pas dans des silos, mais dans l’immobilier de bureau. La coopérative propose à ses adhérents et à ses salariés de prendre des parts dans la foncière du groupe. Au Jardin d’entreprises, une zone d’activités en périphérie de Chartres, elle a fait construire trois bâtiments ; un quatrième sera livré en 2023. Une nouvelle souscription est lancée depuis janvier. Au total, le crédit syndiqué s’élève à 25 M€.

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Axéréal a pris un virage dans son modèle économique en fermant une centaine de sites et en supprimant 220 postes d’ici juin 2022. , A. Richard © A. Richard
Nouvelle entrée dans l’union France Gâtinais Céréales

Terres Bocage Gâtinais (TBG), coopérative de Seine-et-Marne, a fait son entrée dans l’union de commercialisation France Gâtinais Céréales le 1er juillet 2021. L’UFGC regroupe désormais 5 coops (Caproga, Boisseau, Puiseaux, Ile de France Sud et TBG) et met en marché plus de 1,1 Mt de céréales et d’oléoprotéagineux. Un ingénieur en alternance a été embauché pour travailler sur le bilan carbone des exploitations.

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