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Dossier La Cooperl signe avec les chambres pour le CSP

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Gildas Le Fessant, de la Cooperl

La Cooperl a signé un partenariat avec trois chambres d’agriculture pour accompagner ses adhérents sur le conseil stratégique phytosanitaire (CSP).

La Cooperl ayant choisi la vente, ses producteurs (2 000 adhérents au service agrofourniture) doivent donc se tourner vers une autre structure pour recevoir leurs conseils stratégiques phytosanitaires (CSP). La coopérative a choisi de s’associer aux chambres d’agriculture. « Le risque avec les démarches réglementaires, c’est de faire le minimum, point barre, observe Gildas Le Fessant, responsable du service efficience environnementale végétale, en charge des certifications environnementales de la Cooperl. Comme nous sommes très orientés vers la baisse des phytosanitaires, nous avons voulu nous saisir de cette opportunité pour aller plus loin. » La Cooperl est notamment engagée dans le développement de la HVE, et de sa filière sans pesticides. À ce jour, 45 producteurs sont certifiés HVE ou en passe de l’être et une centaine a la certification environnementale niveau 2. « L’objectif, c’est à terme que tout le monde soit HVE », appuie Gildas Le Fessant. Pourquoi les chambres ? « Nous cherchons à avoir une organisation simple et rationnelle, justifie Bertrand Convers, responsable des relations extérieures. Cela nous permet d’avoir un interlocuteur unique. » Le partenariat a été signé au Space en septembre 2021, avec les trois chambres d’agriculture présentes sur la zone de Cooperl : Bretagne, Pays de la Loire et Normandie. « On s’est réparti le travail, explique David Bouillé, ingénieur territorial et référent conseil stratégique phyto Bretagne. Les équipes Cooperl passent voir les producteurs et les sensibilisent au sujet et nous faisons le conseil. » Les TC de la coop ayant eux-mêmes été formés sur le sujet au préalable par les conseillers chambre. « On vise que tous les producteurs travaillent avec la chambre, mais ils restent libres de leur choix », explique Gildas Le Fessant.

Le conseil collectif plébiscité

Trois offres de conseil sont proposées (lire encadré). « La formule avec des rendez-vous collectifs, le CSP Confort, a particulièrement intéressé la Cooperl », note David Bouillé, qui met en avant l’intérêt du conseil de pair pour se réassurer sur ses pratiques et leur évolution. « Il y a une émulation positive quand les gens échangent », abonde Gildas Le Fessant. Le partenariat ne comprend pas de tarifs préférentiels spécifiquement pour les adhérents Cooperl. Tous les quinze jours, la coopérative envoie à la chambre un fichier avec les demandes de CSP, et si l’agriculteur souhaite aller vers la certification environnementale niveau 2, ou HVE. « Au total, on est à une centaine de CSP commandés, dont environ la moitié pour des adhérents Cooperl, chiffre David Bouillé. Cela nous permet de nous organiser, de faire les premiers avant d’absorber le gros. » Pour l’instant, la chambre a réalisé au total une trentaine de CSP. « Les retours sont plutôt bons, le bilan amène des pistes sur l’économique et le temps de travail. Le besoin de gagner du temps est une grosse problématique sur les exploitations, or l’utilisation de variétés résistantes, par exemple, permet de faire un, voire deux passages en moins », juge David Bouillé. Il estime qu’un CSP nécessite 6 h à un conseiller prenant en compte la préparation du rendez-vous, le trajet, la conduite de l’entretien (entre 2,5 h et 3 h) et la rédaction du compte rendu.

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Bertrand Convers, de la Cooperl,
David Bouillé, à la chambre d’agriculture de Bretagne,
Trois offres de conseil

CSP Essentiel : réalisation d’un conseil stratégique phytosanitaire, sans engagement. À partir de 450 €, selon l’accès aux données de traçabilité phytosanitaire.

CSP Confort : engagement sur cinq ans, avec une rencontre par an, soit deux CSP et trois rendez-vous collectifs, avec d’autres agriculteurs. À partir de 300 € par an.

CSP Service plus : engagement sur cinq ans, avec au moins une rencontre par an, soit deux CSP et trois rendez-vous individuels avec un conseiller les années sans CSP.

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