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Dossier Dijon céréales se lance dans l’agrivoltaïsme

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Sophie Hargé et Jean Farcy, de TotalEnergies, Jean-Philippe Delacre, exploitant agricole, Laurent Druot et Pierre Detain, de Dijon céréales. © L. PETIT

Le premier démonstrateur agrivoltaïque de TotalEnergies, dont Dijon céréales assure le suivi agronomique, est opérationnel depuis octobre 2021 en Côte-d’Or.

Créer de la valeur dans des régions à faible potentiel est au cœur des préoccupations de nombreux agriculteurs et, notamment, de la ferme de Bel Air, située entre Channay et Nicey, en Côte-d’Or. « Les agriculteurs nous ont sollicités il y a maintenant plus de deux ans pour monter leur projet d’agrivoltaïsme, rappelle Sophie Hargé, chef de projets à la direction développement des activités renouvelables de TotalEnergies. Pour y arriver, on s’est entouré de la coopérative Dijon céréales, du cabinet Agrosolutions, du pôle d’innovation Agronov et de la chambre d’agriculture de Côte-d’Or. » « Pour créer ce nouvel écosystème, il faut savoir s’associer avec ceux qui ont les compétences », ajoute Jean Farcy, chargé de prospection foncière chez TotalEnergies. C’est ainsi que le démonstrateur agrivoltaïque de Channay, le premier en France pour TotalEnergies, a été inauguré en octobre 2021. Implanté pour une durée de cinq ans, il est constitué de 14 rangées de panneaux photovoltaïques verticaux et bifaciaux développés par la société allemande Next2Sun.

Étudier l’impact sur les cultures

« Il s’agit d’une technologie mâture qui permet de capter un rayon lumineux même faible », note Laurent Druot, chargé de développement énergies renouvelables chez Dijon céréales. Le pilotage et le suivi technique du démonstrateur sont assurés par les équipes R&D de TotalEnergies, à savoir le pôle d’études et de recherche de Lacq (Perl). Dijon céréales est pour sa part en charge du suivi agronomique. « Notre rôle est d’étudier l’effet des panneaux verticaux et du microclimat induit sur le comportement des cultures, explique Laurent Druot. Notre objectif est de produire des références techniques diffusables ensuite aux agriculteurs. »

« C’est une véritable filière d’avenir pour les exploitations. Avec des contrats de 30 à 50 ans, on apporte un vrai ballon d’oxygène aux agriculteurs pour pouvoir investir », note Christophe Richardot, directeur général de Dijon céréales. Avec un revenu évalué à 1 500 €/ha et par an pour un projet de 20 ha, une rémunération de 30 000 €/an est attendue, soit 1,5 M€ sur 50 ans. « Les panneaux sont la continuité de l’agriculture, il y a une vraie synergie entre la production agricole et la production d’énergie qui est d’autant plus importante dans ces zones à faible potentiel », assure Laurent Druot.

Un projet de territoire

Lors de sa construction, une campagne de financement participative avait été lancée, 42 % de la somme collectée avait alors été financée par les habitants des communes de Nicey et de Channay. « L’accueil du projet par les riverains a été très positif et continue de susciter de l’intérêt », se réjouit Sophie Hargé, qui évoque notamment des visites et ateliers avec les écoles locales. « L’aspect territorial est très important. S’il n’y a pas d’agriculture ici, il n’y aura rien. Peut-être qu’on arrivera à faire de nos régions où il n’y a rien, des régions productrices d’énergie », espère Jean-Philippe Delacre, exploitant de la ferme de Bel Air.

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En chiffres

Démonstrateur agrivoltaïque implanté pour une durée minimale de 5 ans au cœur d’une surface clôturée de 4,5 ha.

616 panneaux photovoltaïques verticaux et bifaciaux, répartis en 14 rangées d’environ 50 m de long, pour une emprise au sol de 0,82 ha.

10 à 12 m d’écartement entre les rangées.

Puissance de 237 kWc.

Revenu évalué à 1 500 €/ha/an pour un projet de 20 ha, soit 30 000 €/an, 1,5 M€ sur 50 ans.

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