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Dossier Digitalisation et durabilité en force

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La préoccupation de tendre vers une agriculture plus durable s’amplifie, de même que le développement du numérique pour apporter de nouveaux services.

Après la fusion opérée en 2019, Cérèsia poursuit la structuration du groupe au niveau de ses filiales. La coopérative se diversifie en s’impliquant aux côtés de sociétés proposant du service aux agriculteurs, en créant des filiales : AgriVitech, avec la start-up Bazam, pour développer des outils digitaux et bientôt une filiale avec Artechdrone pour proposer aux coopératives sur tout le territoire...
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Trois nouveaux DG
Geraldine Aresteanu, © Geraldine Aresteanu
FRED MAUVIEL, © FRED MAUVIEL

En janvier 2020 chez EMC2, René Bartoli, qui faisait valoir ses droits à la retraite, a passé le témoin à Arnaud de Maret (à g.), entré dans la coopérative en 1999 et secrétaire général depuis 2008. À la Scara, la direction reste féminine avec l’arrivée d’Estelle Thibaut en septembre pour remplacer Agnès Duwer, qui a pris en juin les rênes de la coopérative Agora (Oise). Enfin, en juillet, Soufflet Agriculture a nommé Grégoire Boyen à sa direction générale pour remplacer Christophe Passelande. Ce dernier cumulait la direction de Soufflet Agriculture et du groupe depuis le printemps 2019.

Alsace : gérer les transitions sans oublier d’investir
Comptoir agricole retrouve après travaux une capacité de stockage de 50 000 t à Silorins, son site strasbourgeois endommagé par une explosion en juin 2018.,

En 2020, les deux coopératives et le principal négoce alsaciens ont conforté leurs équipes tout en essayant de gérer au mieux les transitions imposées par la réglementation. Armbruster Frères a ainsi réorganisé son service technique désormais baptisé Raid (Recherche agronomique innovation et développement), en mettant à sa tête Aymé Dumas. Épaulé par quatre collaborateurs, il aura pour mission de « tester des solutions agronomiques et de proposer les plus innovantes » aux agriculteurs.

C’est aussi le souhait de la Cac, qui ne veut pas se contenter d’une seule informatique de gestion, mais la prolonger par des offres de solutions dans tous les domaines aux exploitants. La coopérative haut-rhinoise a trouvé en Pascal Camphin son nouveau responsable silos, maintenance et logistique. Elle a restructuré ses départements achats et vente afin de passer le cap de la fin des 3R.

Dans le Bas-Rhin, le Comptoir agricole a pareillement consacré une bonne part de son énergie à la gestion de chantiers de transition (organisation de l’appro, séparation du conseil et de la vente) qui s’avèrent « perturbants pour les équipes en place ».

Engagement renforcé dans l’élevage

Les deux coopératives consolident leur position dans l’élevage. Le Comptoir agricole enregistre une hausse de 7 % de la commercialisation de porcs charcutiers, à 103 000 têtes. Mais c’est surtout la Cac qui passe d’un rôle mineur à celui d’acteur régional majeur grâce à la reprise de Socobeval, un négoce avec une activité annuelle de 40 000 bovins. Concernant son activité historique, le Comptoir retrouve après travaux une capacité de stockage de 50 000 t à Silorins, son site strasbourgeois endommagé par une explosion en juin 2018. La Cac se félicite d’atteindre son objectif de commercialisation de 1 Mt de céréales au sein d’ECU, la structure créée en 2019 avec son partenaire allemand ZG. Armbruster Frères a de son côté investi dans une seconde fosse de réception à Fessenheim et un nettoyeur à céréales Marot à Strasbourg. Le négoce a enfin ouvert fin septembre sa première plateforme de collecte outre-Rhin, affichant sa volonté de rechercher de la croissance en Allemagne.

IDF : investissements et renouvellement

En région Île-de-France, plusieurs chantiers vont émailler l’année 2021 dans le stockage et le travail du grain. Chez Sevépi, le silo mixte de Bréval (Yvelines) de 27 000 t (15 M€) devrait être mis en service à la moisson 2021 pour le conventionnel, puis 2022 pour le bio. Île de France Sud va démarrer au second semestre la construction d’un troisième silo bio à Bois-Herpin (4 000 t, 4 M€), prévu pour être opérationnel à la récolte 2022. Et la coop essonnienne va, d’ici le second semestre 2021, adjoindre à son quai de chargement fluvial de Corbeil-Essonnes près de 4 000 t de capacité pour un investissement de 1,8 M€ (maquette ci-dessus). « L’outil fonctionne sur un rythme de 150 000 t/an de mise à fob, nous ambitionnons de le porter à 220 000 t/an en élargissant l’hinterland. Mais pour attirer de la marchandise, il faut une capacité de stockage », justifie le DG, Hervé Courte.

Les coops et négoces de la région voient arriver de nouveaux visages à des postes de direction. Jean-François Paris, qui a exercé dans plusieurs coops (Entente agricole, Eurea…), a pris la suite il y a un an de Jean-Pierre Pichot, à la DG de Terres Bocage Gâtinais. Chez IDF Sud, le renouvellement des cadres dirigeants pour cause de retraite a aussi démarré. L’ancien responsable appros (et DGA), Philippe Dormoy, a été remplacé par Emmanuel Bouquigny, TC dans la coop depuis 1995, sur un poste réorganisé de chef produits. Le responsable collecte, Patrick Beauvillard, sur le départ début 2021, aura un successeur avec une mission élargie de responsable filières. Quant au DG, Hervé Courte, il fera valoir ses droits en 2022. En Seine-et-Marne, du fait du rachat du négoce Brie Alternative par le groupe Issipa (famille Bidaut) qui en devient l’unique actionnaire, Paul Bidaut, 25 ans, prend la suite de Michel Lanquetuit en tant que DG. Le fils d’Olivier Bidaut a fait ses armes chez Asel, le négoce de son père, puis chez Carré pendant deux ans, en tant que chef marchés OAD et services, semences et agroéquipements. À noter enfin chez Sevépi (qui déborde sur les Yvelines), la prise de poste depuis le 1er septembre d’Aurélien Caurier, depuis douze ans dans la coop normande, pour succéder à Jean-Baptiste Hue, à la direction générale.

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