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Dossier Mobilisation sur tous les fronts

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Un certain nombre de sujets ont accaparé les OS de la région en 2021, du développement de filières à l’adaptation des missions des TC, en passant par les préoccupations environnementales et sociétales.

Début 2021, Vivescia lance Ma Coop 2025, un projet basé sur l’excellence opérationnelle, la valorisation des grains (notamment en accélérant la stratégie filière) et l’optimisation de la chaîne logistique pour, in fine, créer de la valeur ajoutée pour les adhérents. Filière et logistique sont également au cœur des préoccupations de Lorca avec la montée en puissance des filières viande bovine label rouge, grâce à des partenariats signés avec Cora, Auchan et Système U, et la mise en route de la nouvelle plateforme logistique robotisée (6 M€ d’investissements). Côté environnement, la certification Haute valeur environnementale (HVE) et les émissions carbone occupent les esprits. Cérèsia met en place un service spécifique pour accompagner ses adhérents vers la certification HVE et Vivescia soutient ses adhérents de niveau 2 (plus de 400) avec une prime de 1 €/t et un club HVE pour les aider à franchir la dernière étape. Côté carbone, le groupe crée une filière orge bas carbone avec Malt­europ et Heineken ; Cérèsia réduit ses émissions en installant 3 000 panneaux solaires sur sa station de semences de Reims.

Des TC en évolution

En interne, à la suite du choix de la vente de tous les opérateurs, le métier de TC évolue en profondeur. Ainsi, à la Scara, la mise en place des stratégies CEPP auprès des adhérents s’ajoute à la mission de vente. Vivescia développe les compétences techniques, économiques, de marché et d’approche globale de l’exploitation de ses TC pour répondre à la diversité des profils des adhérents, et EMC2 spécialise ses TC (proximité, collecte, innovation). La relation techniciens-clients de Soufflet se transforme avec de nouveaux outils digitaux pour leur faciliter la vie administrative et commerciale et permettre aux TC de se consacrer beaucoup plus à l’agronomie pour apporter davantage de valeur ajoutée. En 2022, le négoce va recruter pour augmenter le nombre de TC (250 aujourd’hui) et former afin de diffuser un conseil plus pointu.

Stratégie RSE

2022 démarrera avec la passation de pouvoir à la direction de Cérèsia entre Pascal Bailleul, qui part à la retraite, et Stéphane Michel, ancien secrétaire général d’Axéréal. La Scara poursuivra la définition de son projet stratégique à cinq ans, dont les premières bases ont été posées en 2021. Nouveau plan stratégique aussi pour Cérèsia avec la RSE au centre pour « montrer que les coopératives ne sont pas des entreprises comme les autres ». Vivescia clarifiera ses engagements en termes de RSE après avoir organisé une consultation très large des parties prenantes en 2021. EMC2 poursuivra sa diversification avec six projets de méthanisation, dont deux déjà sortis de terre, et le rachat d’ateliers de transformation de la viande pour travailler en circuit court vers les collectivités. Diversification aussi pour Lorca avec une toute nouvelle filière bio : après s’être dotée d’une équipe terrain et appro dédiée en 2021, le site de collecte certifié bio sera opérationnel pour la récolte 2022.

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Alsace : rachats et restructuration
Le groupe coopératif haut-rhinois Cac a fait l’acquisition en juillet dernier du négoce bas-rhinois Lienhart SAS. Ici, son site principal à Boofzheim., CAC © CAC

L’annonce en juillet 2021 de l’acquisition du négoce bas-rhinois Lienhart SAS par la Cac, à Colmar, est l’opération majeure de l’année en Alsace. Elle conforte le cœur de métier céréalier du groupe coopératif haut-rhinois en lui apportant 25 M€ de chiffre d’affaires, un site portuaire sur le Rhin et une collecte de 100 000 t qui s’additionne à ses 400 000 t en propre. Au passage, ce tonnage permet à ECU, la joint-venture créée en 2019 entre la Cac et sa consœur allemande ZG, de dépasser le seuil du million de tonnes disponibles à la vente. Dans la corbeille de la mariée figure aussi Sojameal. Cette filiale de Lienhart cadre bien dans la stratégie de « recherche de synergies » et de « création de valeur » de la Cac. Elle est en effet la seule unité de trituration dans le Grand Est.

Le groupe Armbruster renforce sa position en viticulture en reprenant la société AB2F. Avec cet appoint, sa filiale Armbruster Vignes revendique d’être actif sur 6 700 ha, soit 43 % du vignoble alsacien, et la place de premier acteur du segment biocontrôle et bio. L’entreprise pratique la confusion sexuelle sur 1 200 ha et multiplie ses essais de conduite et de matériel viticole sur une parcelle d’essais hors périmètre AOC. En grandes cultures, la recherche de solutions innovantes continue d’être au cœur de la stratégie du groupe, notamment la diffusion de trichogrammes par drones et la promotion des semis sous couverts, encore prévus « en forte augmentation » en 2022.

Le Comptoir agricole a restructuré en interne son activité espaces verts jusque-là scindée entre la coopérative mère et sa filiale de négoce Gustave Muller. Cette dernière récupère la totalité du segment. Depuis octobre, les quatre sites de Besançon, Illzach, Neuf-Brisach et Vendenheim s’adressent désormais aux paysagistes, horticulteurs et maraîchers sous la marque Terragreen. Le nouvel ensemble représente 5 M€ de CA. La coopérative structure également sa filiale houblon. Un pelletiseur réservé au bio est mis en place cette campagne pour répondre à une demande en progression. L’entreprise recrute également des houblonniers ainsi que de nouveaux producteurs de maïs semences dont la surface pourrait grimper à 1 100 ha en 2022 (+ 200 ha).

L’évènement InVivo-Soufflet
InVivo / Gutner, © InVivo / Gutner

La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe le 13 janvier 2021 : Soufflet et InVivo annonçaient être en négociations exclusives en vue de l’acquisition de 100 % du capital du premier par le second. À peine un an plus tard, l’opération est bouclée, et InVivo a désormais les mains libres pour piloter sa filiale (lire p. 6 à 8). Michel et Jean-Michel Soufflet n’ont plus de mandats officiels mais accompagnent encore quelques mois les nouveaux dirigeants, Philippe Mangin et Thierry Blandinières. Le processus d’intégration démarre, les équipes agriculture des deux groupes vont commencer à échanger. « Nous sommes complémentaires, souligne Grégoire Boyen, DG de Soufflet agriculture. Soufflet collecte et met en marché et InVivo apporte un portefeuille de solutions. Nous allons marier nos potentialités, trouver des synergies au service de l’agriculteur, qui aura plus de nouveaux produits et services. »

Île-de-France : ça bouge chez IDF Sud
r.fourreaux, © r.fourreaux

Figure d’île de France Sud depuis plus de 30 ans, et qu’il dirige depuis 1996, Hervé Courte (photo, à g.) fera valoir ses droits à la retraite fin avril 2022. Pour lui succéder, un nouveau DG de 51 ans a été recruté en la personne de Xavier Donnenfeld (à dr.), qui a exercé 13 ans chez Vivescia en tant que directeur juridique, fiscal, assurance, fusion-acquisition, puis secrétaire général de 2018 à 2020. Il rejoindra IDF Sud le 17 janvier.

Après la nomination en 2020 d’Emmanuel Bouquigny comme responsable appros, et le recrutement cet été de Pierre Lethuillier, en charge des filières, le renouvellement de l’équipe dirigeante d’IDF Sud pour cause de départ en retraite arrive ainsi à son terme.

Xavier Donnenfeld, qui compte « continuer à développer la stratégie de la coopérative, en profitant de la proximité de Paris, de la diversité des productions et du dynamisme entrepreneurial », arrive dans un contexte de fusion avortée avec Agropithiviers. Un protocole d’intention pour un rapprochement des deux entités avait en effet été signé en novembre 2020. L’objectif étant de construire une organisation et des méthodes de travail unifiées. La fusion devait être soumise aux adhérents lors des AGE, mais « cette phase de coconstruction a mis en évidence des différences de point de vue qui ont mis fin au projet en mars 2021 », signale Hervé Courte.

Parmi les autres faits marquants dans la région, Terres Bocage Gâtinais a rejoint l’été dernier l’union France Gâtinais Céréales (lire p. 29). La coop de Beton-Bazoches a un nouveau DG, Dominique Simon, 55 ans, après le départ à la retraite de Jean-René Thiault. Quant à Sevépi, elle finalise la construction de son silo de Bréval (20 000 t de stockage conventionnel, 5 000 t de bio) pour la moisson 2022. IDF Sud va de son côté adjoindre à son quai de chargement fluvial de Corbeil-Essonnes 2 800 t de capacité de stockage. Côté négoce, le groupe Issipa poursuit son objectif de « faire le croissant autour de Paris » : après avoir repris Brie alternative en 2020, la famille Bidaut s’est offert Traitaphyt en 2021. Ce négoce, à cheval sur le Loiret et l’IDF, lance d’ailleurs une filière semences de lin fibre avec une trentaine d’agriculteurs.

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